[Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

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[Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Sanephar le Ven 14 Jan - 22:37

Fiche présentation


Crash Bandicoot : l'Equilibre

Première partie : Les Gardiens de l'Equilibres
- Tome 1 - Crash Bandicoot et les Maitres du Temps (Terminée/Réécriture achevée) ;
- Tome 2 - Crash Bandicoot : Beyond Good and Evil (Terminée/Réécriture en cours) ;
- Tome 3 - Next génération (En cours d'écriture/Titre provisoire) ;

Seconde partie : Les préquelles
- Tome 1 - Crash : Le berceau du Bien et du Mal (anciennement "Les Liens Éternels") (Terminée) ;
- Tome 2 - La Grande Guerre du Bien et du Mal (En cours d'écriture/Titre provisoire)
- Tome 3 - Les Veilleurs (En cours d'écriture/Titre provisoire)

***

Voici donc "Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal" (ou "Les Liens Éternels")

Types : Psychologie – Sentimental - Romance - Suspense
Etat de la fanfic : Terminée.
Nombres de chapitres : 6 + un épilogue :
- Chapitre 1 - Divergences fraternelles ;
- Chapitre 2 - Dorela ;
- Chapitre 3 - Relations interdites ;
- Chapitre 4 - La destinée des femmes ;
- Chapitre 5 - Ce qui a été arraché ;
- Chapitre 6 - La force d'avancer ;
- Épilogue.
Rating : [+16 ans]

Résumé : Aku Aku et Uka Uka, frères jumeaux, se haïssent sans raison apparente. Simplement parce que tout les opposent malgré ce physique commun qu’ils partagent. A côté, il y a leur sœur, la belle Oni Oni. Trop innocente pour se soucier de l’avenir de femme qui l’attend. Trop naïve pour voir que l’un de ses frères veut la perde. Et dans ce tourbillon d’amour et de haine, il y a la jeune princesse, Paro, et le valeureux guerrier, Arka, qui s’en vraiment s’en rendrent compte, vont prendre part dans ce complot datant d’une époque révolue.

Personnages :
Aku Aku :
Jeune homme de nature calme et quelque peu introvertie. Sa gentillesse, sa serviabilité et son indulgence font de lui une personne appréciée en sein de son village. Apprenti sorcier au près du chef du village, il cache une personnalité moins docile sans pour autant être irresponsable. En effet Aku Aku n’est pas d’accord avec toutes les lois qui concernent l’organisation de l’archipel dans laquelle il vit. Par prudence il se garde bien d’en parler, sauf à sa petite sœur à qui il voue une confiance et un amour fraternel sans faille. Si ce jeune homme n’est pas des plus timide et confiant en lui, il a une petite faiblesse qui lui fait perdre tous ses moyens.

Uka Uka :
Tout le contraire de son jumeau, Aku Aku. Uka Uka n’est pas extravertie, mais d’une nature froide, autoritaire et extrêmement perverse (dans tous les sens du terme !). Il est d’apparence calme mais cache un côté très malsain et manipulateur que le village lui connait bien. Ainsi Uka Uka est solitaire et très asocial. Seuls son frère et sa sœur arrivent à le faire parler.

Oni Oni :
Petite sœur des jumeaux Aku/Uka. D’une personnalité enjouée et naïve, cette jeune fille n’a pas froid aux yeux et son franc-parler lui attire bien des problèmes. Bien qu’elle soit innocente et insouciante, elle privilégie ses obligations et son devoir avant de s’amuser. L’amour a pour elle une grande place dans sa vie, et de ce fait est très soucieuse de ses proches.

Paro :
Fille unique du chef et amie d’enfance d’Oni Oni. Cette jeune fille est calme et réservée. Elle est très soucieuse envers autrui et sait dire les mots qu’il faut pour consoler. Cependant, Paro n’aime pas inquiéter les autres et cache souvent ses problèmes notamment sa faiblesse physique. Gentille et douce, cette jeune fille est docile et se soumet à son destin.

Les Seigneurs Elémentaires :
Vénérés, ces puissants sorciers protègent l’archipel. Ils sont discrets et ne se montrent qu’en de rares occasions. Pour tous, ils sont des êtres bienveillants qui ont toutes les qualités. Cependant, ils cachent une personnalité plus farouche qu’ils refoulent pour leur devoir.

Arka :
Un villageois discret et réservé. Il est d’une nature sage et bienveillante. Il mène une vie paisible et ne cherche pas les ennuis. Comme Aku Aku, il se garde bien de dire qu’il n’est pas d’accord avec toutes les lois des Anciens pour préserver sa tranquillité. C’est dans l’ombre, qu’il aide ceux qui sont dans le besoin.


Dernière édition par Sanephar le Ven 29 Juil - 22:43, édité 3 fois (Raison : Modification de la fiche de présentation)
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Le berceau du Bien et du Mal - Chapitre 1 : Divergences fraternelles

Message  Sanephar le Ven 14 Jan - 23:35

Avant qu’ils deviennent les acteurs de la lutte ancestrale du Bien et du Mal, avant que le destin choisisse de les mettre au devant de la scène, ils étaient humains. Ils menaient une existence banale, baignée d’amour et de haine. Les liens qui les unis ne se rompront jamais parce qu’ils s’aiment et se haïssent trop pour ça. La vie de deux jumeaux Aku Aku et Uka Uka ainsi que leur petite sœur dans son plus simple appareil
.

Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Éternels)
Chapitre 1 : Divergences fraternelles

Dans un archipel qui regroupait quatre superbes îles proches du continent australien, vivaient des tribus indigènes. Leurs vies étaient d’une simplicité ennuyeuse mais leur convenaient parfaitement.

C’est dans ce milieu qu’une jeune fille sortit discrètement d’une hutte sous le soleil qui déclinait dans le ciel, allant bientôt disparaitre derrière l’immensité de l’océan pour faire place à la lune. La demoiselle contourna l’habitat de sa démarche féline et gracieuse. Ses pas démontraient la discrétion extrême dont elle essayait de faire preuve. Même dans l’ombre, sa peau mate semblait satinée et douce. Un vent léger s’engouffra dans sa chevelure faisant voleter les quelques mèches noires qui encadraient son visage ovale aux traits fins. Quand elle aperçut deux hommes qui s’avançaient vers la hutte, ses yeux émeraudes pailletés d’or se mirent à briller de malice. Elle trépigna d’impatience en sautillant, faisant virevolter sa robe fuchsia qui saillait à merveille sa silhouette svelte aux courbes généreuses. Elle dégagea d’un geste agacé ses longs cheveux tressés, et se pencha pour jeter un œil inquisiteur vers les deux hommes. Quand ces derniers lui tournèrent le dos, elle sortie de sa cachette et d’un pas vif sauta sur l’un des deux garçons.

- Bienvenue à la maison, claironna-t-elle sur le dos de l’homme.
- Oni Oni si tu ne descends pas immédiatement je vais te tuer ! rugit ce dernier en voulant se dégager de l’étreinte que la femme exerçait sur son cou.

La jeune fille se dégagea agilement de l’homme avant de se cacher derrière le second qui avait observé le manège de la demoiselle avec un petit sourire.

- Au secours Aku Aku ! Uka Uka en veut à ma vertu ! s’exclama-t-elle d’une voix faussement suppliante.
- Tu t’es bien souciée de la mienne en me sautant dessus sale effrontée ! dit le dénommé Uka Uka, furieux, en essayant d’attraper Oni Oni qui se servait d’Aku Aku pour l’empêcher d’approcher.
- Vous ne croyez pas que vous avez dépassé l’âge de ses enfantillages ? demanda Aku Aku d’une voix calme pour faire cesser ces chamailleries.
- Tsss… Facile pour toi, elle ne te fait jamais de farces, répliqua Uka Uka.
- C’est parce que je devine toutes les farces de notre sœur.
- Oui, et en plus Aku n’a pas des réactions aussi drôles !

Sur ces dernières paroles, elle tira la langue et s’enfuit en courant, bientôt pourchassée par Uka Uka qui n’avait pas dit son dernier mot. Aku Aku les suivit sans un mot avec plus de lenteur. Il lâcha tout de même un profond soupir en se disant que son frère et sa sœur avaient beau avoir des corps d’adultes, ils n’en restaient pas moins deux enfants.

***

Oni Oni dressa la table comme à son habitude et bientôt ses deux frères et son père vinrent s’y assoir autour. La jeune fille servit le repas qu’elle avait préparé mais étrangement, elle ne vint pas manger avec eux. Elle prit un autre plat différent des hommes de sa famille et s’agenouilla près d’une paillasse établie à même le sol. Elle agrippa une forme enfouie sous une couverture et la redressa pour la faire assoir. La femme qui était alitée poussa un gémissement des plus plaintifs quand Oni Oni la toucha. Puis sans un mot, la jeune fille prit le bol qui contenait des fruits broyés et commença à nourrir celle qui semblait mal en point, en vue de son visage pâle et fiévreux et des ecchymoses qui recouvraient son corps terriblement amaigri. Seul Aku Aku jeta un bref regard rempli de pitié envers la femme malade avant de contempler de nouveau sa nourriture.

Une fois sa tâche de nursing achevée, Oni Oni prit son bol de nourriture et vint manger, bien que les autres avaient déjà fini. Ses traits si joyeux et chaleureux avaient fait place à de la fatigue et une tristesse sans nom. Elle détourna le visage, étonnée, quand elle sentit une main se poser sur son épaule. Avant qu’elle n’ait pu comprendre quoi que se soit, des lèvres vinrent se poser sur son front en un chaste baiser. Puis l’inconnu partit vers sa paillasse et Oni Oni sourit en regardant Aku Aku s’allonger.

Tard dans la nuit, la jeune fille se réveilla en sursaut. Elle tenta de calmer son cœur qui battait à une vitesse affolante et sa respiration bruyante. Quand elle fut calmée, elle frissonna autant par la fraicheur de la nuit que par le rêve funeste qu’elle venait de faire. Elle se recoucha mais ne parvint pas à fermer l’œil. Elle se redressa de nouveau et parcourut du regard la hutte. Malgré la pénombre, elle vit ses parents dormir juste à côté d’elle. Son père avait décidé qu’elle dormirait près de sa mère si dans la nuit elle avait besoin d’aide. Aku Aku dormait dans un coin de la pièce et Uka Uka dans un autre. Cela faisait longtemps maintenant que ses frères jumeaux s’étaient séparés pour dormir ne supportant pas la présence de l’un et l’autre. La jeune fille jeta un regard vers sa génitrice qui avait un sommeil agité et se leva doucement. Elle se faufila discrètement vers la couche d’Aku Aku et se colla contre lui. Il remua légèrement mais ne se réveilla pas. Rassurée par la présence et la chaleur réconfortante de son ainé, elle s’endormit le sourire aux lèvres. Ce qu’elle n’avait pas vu dans l’obscurité, ce fut le regard envieux et colérique que lui adressa Uka Uka…

***

Un bruit régulier, mêlé à des éclats de rire, emplissait un endroit de la plage. Oni Oni tissait des toiles à l’aide d’une machine et une jeune femme en faisait de même à côté d’elle. Les rires cessèrent quand l’une d’entre elle se mit à tousser fortement avec un visage livide.

- Paro ! Est-ce que ça va ?
- Oui, ça va passer.
- Qu’a dit le sorcier-guérisseur ? Il est passé s’enquérir de ta santé, non ?
- Il n’a pas trouvé le mal qui me ronge.
- Il n’a pas conseillé de remède ?
- Il voulait continuer les saignées mais comme j’allais mieux j’ai refusé. Elles m’épuisaient.
- Oui c’est vrai que cette médecine fatigue beaucoup.
- Et ta mère, comment va-t-elle ?
- Moins bien que toi apparemment. Le moindre contact physique dépose une marque sur sa peau.
- Parlons de choses plus joyeuses veux-tu ? proposa Paro en reprenant son ouvrage.
- De quoi pourrait-on parler ? C’est si calme en ce moment, on dirait même que toute la tribu ne se dispute plus pour des broutilles…
- Plus pour longtemps ! Il y aura bientôt la cérémonie du Dorela.
- Oh j’avais presque oublié que c’est bientôt qu’on va faire une fête en l’honneur des Dieux !

Paro se tourna brutalement vers son amie et lui saisit les mains. Oni Oni la dévisagea, étonnée de constater que le visage de son amie d’enfance avait repris des couleurs. Elle sentit l’impatience la gagner quand elle vit sa camarade esquisser un sourire malicieux. La voix de cette dernière se fit légèrement hésitante au début mais termina sur des notes joyeuses :

- Je ne voulais pas t’en parler tout de suite mais je ne peux pas m’en empêcher. C’est nous qui allons danser !
- Tu veux dire que… c’est nous qui allons danser ?
- Perroquet que tu es ! Mais oui puisque je te le dis ! s’exclama Paro avant de rire aux éclats.
- Oh non, non ! Je ne pourrais pas ! Je ne suis pas douée en danse et puis c’est pour les Dieux ! commença à paniquer Oni Oni.
- Mon amie, tu es douée, je t’ai vu à l’œuvre ! S’il te plait accepte ! J’aimerais danser à tes côtés !
- Je ne m’en sens pas capable…
- On répétera ensemble !
- Et ta santé ?
- Je me ménagerai, ne t’en fais pas. Puis mon père est d’accord.
- Par Mangali ! Je vais danser pour les Dieux avec la fille du chef… ne put s’empêcher d’exprimer Oni Oni.
- Cela veut dire que tu acceptes ?
- Il serait bien insultant de refuser cela à la princesse que tu es !
- Oui je suis l’enfant unique du chef, mais avant notre statut, Oni Oni, il y a notre amitié.
- Tu vas finir par me faire pleurer Paro ! Que de nouvelles ! J’en suis encore toute retournée !
- Oh regarde ! Tes frères sont là-bas !

Oni Oni tourna son visage pour regarder dans la direction qu’indiqua son amie de son regard. Elle se tourna de nouveau vers elle et la pria de s’excuser, mais elle voulait à tout prix annoncer la nouvelle à sa fratrie. Comprenant et approuvant son désir soudain, Paro la pria de vite aller les rejoindre avec un sourire amusé. La jeune fille retroussa sa jupe qui tombait sur ses mollets et couru vers sa famille en les interpellant. Ces derniers se retournèrent. Aku Aku l’accueillit avec un sourire chaleureux en lui disant toute fois que ce n’était pas digne d’une jeune femme de courir ainsi. Pour changer, Uka Uka lui adressa un regard froid et partit sans même écouter sa cadette.

- Qu’as-tu de si important à dire pour te mettre dans un tel état ? demanda Aku Aku en replaçant une mèche rebelle de sa sœur derrière son oreille.
- Oh cher frère une grande nouvelle !!
- Je t’écoute ! dit-il en souriant encore plus devant l’entrain que montrait sa jeune sœur.
- Je vais danser pour la Dorela avec Paro ! Oh je suis si contente ! s’exclama-t-elle en sautillant sur ses deux pieds.
- Et moi donc ! Je te félicite Oni Oni, répondit-il en l’étreignant.
- Il faut que je l’annonce à Uka Uka !
- Il est de fort mauvaise humeur. Laisse-moi le lui dire, il risque de gâcher ta joie. En plus, nous avons à faire et toi aussi.
- Pourquoi faut-il qu’il soit toujours grognon ? Je lui arracherai un sourire à la cérémonie ! De gré ou de force !! jura Oni Oni avec un clin d’œil avant de s’en aller vers son amie au pas de course.

Aku Aku esquissa un sourire triste. Même la jovialité si contagieuse de sa sœur agaçait plus son jumeau qu’elle le rendait heureux. Uka Uka détestait leur sœur, sans qu’il ne sache vraiment pourquoi. Son innocence devait en être la cause. Ainsi devant la promesse que s’était faite Oni Oni, il avait peur qu’elle soit déçue.
Il se retourna et alla dans la direction qu’Uka Uka avait prise. Il le trouva avec une lance à la main, un genou sur le sol, en train d’observer une empreinte.

- Dépêche-toi de t’armer. Tu as assez palabré, maintenant l’heure est à la chasse.

Aku Aku n’émit aucun mot devant le ton glacial et arrogant que son frère avait employé pour s’adresser à lui. Il s’était accoutumé à ce qu’il lui parle de cette manière et répliquer ne faisait qu’envenimer les choses. Il préférait l’ignorer et s’arma d’une lance et d’un couteau qu’il attacha à sa ceinture. Ils reprirent la marche quand Uka Uka annonça qu’il s’agissait d’un sanglier et qu’il partait vers l’ouest.

- Tu aurais pu avoir la décence de rester pour écouter Oni Oni. Elle avait quelque chose d’important à nous dire !
- Notre mère est morte ? dit-il avec un sourire narquois.
- Uka Uka ?!
- Ne prend cette expression outrée. Pour moi ça c’est important ! Qu’elle nous annonce qu’elle a terminé son tissage ou ses pathétiques activités n’ont guère d’importance pour moi.
- Elle a été choisie pour danser la Dorela. Tu trouves peut-être ça futile ?

Uka Uka s’arrêta et dévisagea son jumeau avec froideur. Un instant, Aku Aku crut lire de l’hésitation dans les prunelles ambres de son interlocuteur, mais quand ce dernier éclata d’un rire cynique, il se dit qu’il s’était trompé. Son frère était rongé par la vilenie et cela ne faisait que s’amplifier avec le temps.

Ils reprirent leur chasse et traquèrent leur gibier. Uka Uka adorait la chasse. Il pouvait laisser exprimer son instinct animal, sauvage dont il était doté plus que les autres sans que des barrières viennent faire obstacle. Plus la traque aboutissait à son terme, plus il jubilait, dégoûtant son frère. Si ce dernier ne menait cette activité que dans le but de nourrir ses semblables, lui, le faisait par pur plaisir de tuer. Ses désirs meurtriers s’assouvissaient en partie. Mais plus le temps s’écoulait, moins la chasse calmait cet appétit insatiable qui était tapissé dans son être. Bientôt viendrait le temps de passer à une étape supérieure…

***

Oni Oni rentrait dans la hutte familiale avec son panier rempli de fruit sur la tête. Quand elle aperçut ses deux frères qui revenaient de la chasse, avec un jeune sanglier qu’ils portaient sur un rondin de bois, elle s’arrêta. Elle fit un grand geste de la main, manquant de renverser son bagage. Elle arriva pratiquement en même temps qu’eux devant leur hutte. Elle leur adressa un sourire chaleureux et s’exclama de sa voix joyeuse et fluette :

- Bonne chasse à ce que je vois !
- Il est préférable qu’il en soit de même pour ta cueillette, rétorqua Uka Uka d’un ton menaçant.
- Oui ! On pourra accompagner votre trophée de délicieuses baies ! répondit Oni Oni.
- Amène-toi Aku, il faut qu’on dépèce l’animal.

Le concerné en question hocha la tête et adressa un tendre sourire à sa cadette avant de se remettre en marche. Oni Oni pinça sa lèvre inférieure avec ses dents, et se décida à suivre ses aînés. Ils s’installèrent derrière leur hutte à l’ombre d’un arbre. Quand Uka Uka vit sa sœur déposer son panier, il grogna :

- Tu n’as pas d’autre chose à faire que nous regarder ?
- Uka, Oni peut rester avec nous si elle n’a plus d’activité à faire.
- Je dois éplucher les baies, mais je me suis dit que je pouvais le faire avec vous.
- Je trouve que c’est une excellente idée ! Ce n’est pas souvent qu’on peut travailler ensemble.

La jeune fille sourit à Aku Aku en hochant la tête de contentement. Pendant qu’elle enlevait les feuilles des fruits cueillis, Oni Oni menait une conversation enjouée où seul son frère Aku participait. La cadette observa l’art du dépeçage que ses frères maniaient à la perfection. Elle trouva que cette activité était bien complexe dû à la précision de quelques rituels qui s’enchaînaient. Toutes les parties du corps du sanglier devaient être utilisées. La plupart étaient destinées à la nourriture mais la peau serait utilisée par le textile et les défenses pour l’armement. Ce travail demandait beaucoup de temps. En moyenne une journée entière pour extraire toutes les parties utilisables dans un ordre précis.

Oni Oni surprit à plusieurs reprises un sourire fugace au coin des lèvres de son grand frère Uka Uka. Elle ne comprenait pas pourquoi il était attiré par ces actes, bien qu’elle les trouvait nécessaires, elle les trouvait également barbares. Elle trouva que le dépeçage était une activité répugnante et la dégoûtait au point de lui donner la nausée. Elle décida de rester jusqu’au bout pour ne pas subir les railleries d’Uka Uka. Elle tenta tant bien que mal de cacher sa révulsion. Seul Aku Aku remarqua son trouble et lui adressa des sourires emprunts d’encouragement et de félicitation. Elle resta, ainsi, jusqu’à la fin, s’absentant de temps à autre pour vérifier l’état de sa mère malade.

***

Comme beaucoup de nuit, Oni Oni se réveilla pour aider sa mère à boire. Et cette nuit-là, elle constata que la paillasse d’Uka Uka était vide. Cette remarque fit perdre le peu d’envie de dormir qu’il lui restait. De nature curieuse, elle décida de quitter son habitat pour partir à la recherche de son frère volatilisé.

Elle passa une bonne vingtaine de minutes à chercher sur la plage. Une illumination la frappa et elle se donna une petite tape sur la tête comme pour se punir de ne pas y avoir songé plus tôt. Elle se dirigea d’un pas assuré vers l’endroit que son frère affectionnait particulièrement. Sans crainte de la pénombre qui régnait en maître et des animaux qui rôdaient, elle s’enfonça dans la forêt. Elle parcourut le lieu forestier jusqu’à atteindre un point rocheux. L’endroit aspirait à la désolation. Pas un brin d’herbe, de point d’eau ou de nid d’oiseau, juste un gros amas de rocs aux couleurs sombres. A peine éclairé par les rayons lunaires, son frère était allongé sur un rocher plat, les mains derrière la nuque. Il semblait observer le ciel étoilé, qui ne comprenait ce soir-là, pas un seul nuage. Elle s’approcha d’une démarche discrète et sauta sur le rocher en poussant un petit cri pour l’effrayer. Il détourna la tête pour la fixer de ce regard glacial qui faisait sa particularité. Sa voix rauque, teintait de colère et de mépris, se détachait de l’expression impassible de son visage :

- Dégage !
- Comment tu m’as repérée ?
- Tu fais trop de bruit, cracha-t-il avec acidité.
- J’aurais du me douter que je ne pouvais pas tromper le chasseur que tu es !
- Je déteste devoir me répéter : va-t-en !
- Pourquoi ?
- Tu me gênes.
- Mais je te gêne tout le temps ! Dis-moi ce qu’il faut faire pour que je ne te gêne plus ?
- Rien.
- Je ne te crois pas ! Il y a forcément quelque chose que je peux changer pour te plaire.

Uka Uka détourna son regard sombre pour le plonger dans les yeux verts sapins de sa jeune sœur. Il la dévisagea de longues minutes, méditant sur la proposition qu’elle venait de faire. Son côté malsain s’éveilla et déversa en lui une douce sensation des plus enivrantes. Pour lui plaire, hein ? Ces mots résonnaient avec délice dans sa tête et il esquissa un sourire narquois.

- Je ne participerais pas à tes mauvaises farces ! devança-t-elle.
- Dommage… lâcha-t-il, déçu.

Cette déception le prit à la gorge en chassant ces agréables sensations qui lui étaient si plaisantes quelques instants plus tôt. C’était dommage. Non, pas qu’il ne puisse pas avoir une compagne de « jeu », mais qu’il puisse voler ce que son frère avait toujours eu : Oni Oni. Elle était un moyen comme un autre de le faire souffrir, et accessoirement assouvir un besoin de possession. Car Aku Aku aimait tendrement leur sœur et elle lui vouait une adoration sans faille. Du trio fraternel qu’ils formaient, il était exclu de cette charmante complicité. Là, il avait une occasion en or d’inverser les rôles et d’obtenir ce qu’il n’avait jamais eu. Et quoi de mieux que d’utiliser leur cadette ! Un sourire prit forme sur ses lèvres devant cette sournoise manipulation.

- C’est jamais bon quand tu souris comme ça, dit Oni Oni d’un ton grave et troublé.
- Aime-moi.
- Quoi ?
- Comme un frère, trouva-t-il important d’ajouter bien que la jeune fille n’en tint pas compte.
- Tu abuses ! Tu sais bien que je t’aime voyons !
- Non, pas comme lui.
- Je ne comprends pas ! De quoi tu parles ?
- Aku Aku a toujours été le préféré de nous deux. Je veux que tu m’aimes comme tu l’aimes lui.
- Uka Uka…

Sur ces mots, le jeune homme se leva et quitta son perchoir de pierre. Quand il tourna le dos à sa petite sœur, il esquissa un sourire, satisfait du trouble et de l’embarras qu’il avait provoqué chez elle. Son plan se mettait en marche…

***

Dans un coin isolé de la plage de l’île de Sanidraï (N Sanity), Oni Oni répétait avec son amie d’enfance, Paro, la danse du Dorela. Elles riaient de bonheur et discutaient avec entrain.

- Je connais la danse par cœur ! s’exclama Paro.
- C’est normal ! On l’a tellement vu !
- Sans compter les fois où on espionnait les précédentes danseuses qui avaient été choisies.
- C’est vrai ! Même qu’une fois, je me suis foulée la cheville en voulant les imiter. Père et Aku Aku m’avaient grondée !
- Alors, tes frères ont bien pris la nouvelle ? Tu ne m’as rien dit les concernant.
- Aku Aku était fier de moi et m’a félicitée, mais je ne sais pas ce qu’a pensé Uka Uka. Il m’a ignorée comme d’habitude…
- Ce n’est pas grave ! Aku Aku est mieux qu’Uka Uka de toute façon. Même s’ils sont jumeaux, je le trouve plus beau et tellement plus gentil ! Au moins, lui, n’a pas un regard qui me fait froid dans le dos. Je me demande pourquoi Uka Uka est si méchant avec les autres. Ca ne lui attire que des problèmes et une bien mauvaise réputation…

Oni Oni se tut. La conversation qu’elle avait eue avec son plus mauvais frère il y a quelques nuits de cela lui revint subitement en mémoire. Elle baissa la tête, gênée. Comme Paro, elle préférait de loin la relation fusionnelle qu’elle vivait avec Aku Aku. Elle partageait presque tout avec lui. Mais elle ignorait que son autre frère en avait souffert secrètement. Si elle avait su sa jalousie plus tôt, elle aurait fait plus attention. Elle avait pensé qu’Uka Uka la détestait alors qu’en fait il l’aimait vraiment. L’esprit malin dans l’histoire c’était elle : elle avait délibérément mit Uka Uka hors de la relation complice qu’elle nouait avec Aku Aku. Peut-être même était-ce à cause d’elle que ses deux frères se détestaient ! Terriblement honteuse et mal à l’aise, elle murmura doucement :

- Tu te trompes, Paro. Uka Uka m’aime, à sa façon…

Et le premier pas vers son frère venait d’être fait sans qu’elle sache les réelles conséquences que cela engendrerait.

***

Comme toutes les nuits depuis une bonne semaine, Oni Oni ne parvint pas à trouver le sommeil. Si son corps était lourd et emplit de fatigue, son esprit lui était parfaitement éveillé. Il bouillonnait d’activité et la jeune fille soupira de lassitude. Depuis une semaine déjà qu’elle s’appliquait à éviter Uka Uka. Ce dernier lui en voulait d’ailleurs. Elle ne pouvait que le comprendre : il s’était confié à elle – chose qu’il ne faisait jamais – et elle l’ignorait royalement. Pourtant sa demande était simple : il voulait bénéficier de la même relation fusionnelle qu’elle nouait avec son jumeau. Ce n’était pas sorcier alors pourquoi hésitait-elle ? Sans doute à cause de ce ressentiment, de cette petite partie d’elle qui trouvait que la requête d’Uka Uka sonnait fausse. Son frère avait toujours été espiègle, prompt à faire toute sorte de mauvaise farce. Il vouait une rancune farouche à Aku Aku et Oni Oni qui s’alliaient de temps à autre contre lui. Si en grandissant son ainé semblait devenir plus sage, Oni Oni se doutait qu’il n’en était rien. Mais elle refusait de l’admettre, espérant qu’un jour il changerait et se rangerait du bon côté.

Elle lâcha de nouveau un soupir plus appuyé que le premier et se retourna dans sa couche. En plus de ses doutes, venait la faiblesse de sa mère. Les forces de cette dernière décroissaient et Oni Oni craignait pour sa vie. Heureusement pour elle, Aku Aku associait les marques de fatigue présentes sur son visage à son inquiétude pour leur génitrice. Il lui avait même dit qu’il irait voir le sorcier-guérisseur pour acquérir un remède. De ce fait, il ignorait l’autre problème qui concernait son jumeau. Sans savoir pourquoi exactement, elle pressentait que c’était une des choses qu’elle ne pouvait pas lui confier et elle se taisait.

Elle se redressa et ajusta la couverture sur les épaules de sa mère. Ces dernières étaient tellement amaigries qu’elles laissaient parfaitement voir la forme des os. Même habituée à ce genre de vision, Oni Oni était accablée. Elle ne supportait pas de voir celle qui l’avait mise au monde, voilà dix-sept ans de cela, souffrir ainsi. Elle se leva les larmes aux yeux et se dit qu’elle ne devait pas rester comme ça à ressasser de sombres pensées. Elle fut prise d’envie de se glisser contre Aku Aku, mais la culpabilité la prit à la gorge quand elle songea également à Uka Uka. Faisant fit de ses doutes et prenant son courage à deux mains, elle se dirigea vers la couche de ce dernier. Elle se faufila dans sa paillasse le plus discrètement et le plus doucement possible. Après une brève hésitation, elle se colla contre son dos. Quand il bougea, elle s’écarta vivement. De sa main, il chercha la sienne et la ramena d’autorité vers lui. Elle se laissa faire et se repositionna comme un peu plus tôt. Il garda la main d’Oni Oni dans la sienne et la jeune fille fut attendrit par le geste. Elle se laissa bercer par la respiration régulière de son frère et s’endormie. Elle se dit qu’elle avait fait le bon choix, autant pour lui que pour elle, et Uka Uka pensait également de même…

Au petit matin, quand Uka Uka entendit son frère se lever, il esquissa un sourire de contentement. Il ouvrit lentement les yeux, simulant un réveil. Intérieurement il jubilait. Aku Aku s’était arrêté et dévisageait, incrédule, sa petite sœur fouinée dans le dos de son jumeau. Il referma mollement la bouche qu’il avait ouverte sous l’étonnement et sortit de la hutte d’un pas rapide.
D’excellente humeur, Uka Uka se retourna et observa Oni Oni qui était toujours dans les bras de Morphée. Il lui caressa la joue et elle émit un son proche d’un gémissement de mécontentement. Il sourit amusé.

- Un jour, je te le promets, tu appartiendras à moi, et à moi seul, murmura-t-il d’un ton très doux.

Elle remua faiblement et ouvrit ses paupières quand Uka Uka retenta une caresse. Elle cligna des yeux à plusieurs reprises puis se les frottas. Elle se redressa en étouffant un bâillement. Ses yeux encore voilés par le sommeil se posèrent sur son frère et elle sourit avec chaleur. Il comprit alors qu’elle ne l’avait pas entendu.

- Bien dormie ?
- Oui, et toi ?
- Très bien… J’espère que mon dos était confortable.

Elle rougit et détourna les yeux. Elle hocha timidement la tête et se leva pour sortir de la paillasse. Elle lissa sa robe et entreprit de se coiffer sous le regard énigmatique de son ainé qui ne cessait de la fixer. D’un coup d’œil, elle comprit que son père était déjà parti et son autre frère levé. Elle s’étira souplement en étouffant un autre bâillement. Elle se retourna pour gagner la cuisine et commencer ses obligations ménagères ainsi que de nursing pour sa mère, mais se stoppa net pour éviter de percuter Uka Uka. Ce dernier avait usé de son savoir de chasseur pour s’approcher le plus discrètement d’elle. Elle sursauta et il esquissa un sourire moqueur. Il adorait lui faire peur et savait qu’elle détestait cela. Elle prit l’air le plus colérique qu’elle pouvait faire – autant dire que ça n’allait pas bien loin – et posa les mains sur ses hanches. Le jeune homme s’en moqua et attrapa avec délicatesse l’une des mèches qui encadraient le visage d’Oni Oni. Il en huma le parfum fruité qui s’en échappait et une lueur inquiétante s’illumina au fond de ses iris sombres.

- Continue… Laisse la haine te consumer.
- Quoi ? Mais qu’est-ce que tu veux dire…
- Rien ! Oublie ce que j’ai dis. « C’est encore trop tôt, » ajouta-t-il dans ses pensées.

Il s’éloigna à grande enjambées en direction de la sortie quand la voix hésitante d’Oni Oni l’interpella de nouveau :

- Uka Uka… euh… Merci pour cette nuit.

Il se retourna et la dévisagea comme si qu’il n’avait pas comprit le sens de ses paroles. Il finit par sortir sans un mot. Oni Oni haussa les épaules et s’attaqua à ses tâches. Si elle gérait bien, elle pourrait avoir plus de temps libre pour se préparer à la cérémonie du Dorela.

***

Dès qu’Aku Aku avait pu se libérer de ses obligations, il s’était empressé de partir à la recherche de sa jeune sœur. Il erra au hasard dans le village après avoir inspecté tous les endroits où elle était susceptible d’aller. Il devait reconnaitre qu’il s’en sortait très mal pour une fois…

Il bifurqua soudainement à droite à l’angle d’une hutte et percuta de plein fouet une jeune fille. Il lui attrapa le poignet alors qu’elle partait en arrière et la ramena vers lui. L’inconnue se laissa aller dans l’élan et se retrouva plaquée contre le torse du jeune homme. Ils s’écartèrent d’un même mouvement en se confondant en excuse tous les deux. Suite à cette incartade, la demoiselle se mit à rire, et Aku Aku esquissa un sourire timide. Il n’y avait qu’une chose qui faisait perdre au jeune homme son assurance : les femmes. Aku Aku n’était pas très à l’aise avec la gente féminine. Sans savoir pourquoi, il perdait tous ses moyens quand il se trouvait en présence du sexe opposé. Seul sa génitrice et sa sœur étaient des exceptions. Dans ces moments de malaise, Aku Aku enviait cette gêne dont son jumeau échappait.
Le rire de la jeune fille s’estompa et ils se dévisagèrent quelques secondes sans savoir quoi se dire. Et parmi toutes les femmes que son village comprenait, il a fallut qu’Aku Aku tombe sur celle qui l’intimidait le plus…

- Je ne t’ai pas blessé au moins ? s’enquit la demoiselle.
- Pas du tout… et toi ?
- Non, pas de mal !
- Euh… Paro…
- Tu cherches Oni Oni peut-être ? devança-t-elle.
- Oui. Tu peux me dire où elle est ?
- Sitôt notre entrainement terminé elle s’est sauvée sans me dire où elle allait…
- Je vois.
- … mais, elle m’a dit de te dire que « le savoir des Anciens te guiderait jusqu’à elle », continua Paro sans se vexer d’avoir été coupée.
- Elle savait qu’on se rencontrerait ?
- Je ne suis pas sûre, avoua-t-elle en haussant les épaules. Je pense que c’était plus au cas où mon chemin croiserait le tiens.
- Sans doute… c’est possible.
- Je ne comprends pas le sens de la phrase d’Oni Oni. Peut-être pourrais-tu m’éclairer sur cette énigme.
- A vrai dire… euh…
- Je vois, c’est un secret entre vous, c’est cela ?
- Euh… oui.
- Bon je ne vais pas te retenir plus longtemps dans ce cas. Vas-vite la retrouver alors !

Paro le contourna et s’en alla en lui faisant un petit signe de la main. Il sourit avant de répondre à son geste de salutation.
Maintenant il savait où trouver sa cadette : une petite grotte dissimulée par de la végétation en pleine forêt. C’était dans ce lieu qu’il lui apprenait secrètement la magie.
Il s’engagea alors sur un chemin forestier qu’il arpenta pendant une vingtaine de minutes dans le silence. La tiède brise d’un souffle de vent printanier caressait sa peau matte habituée à la chaleur tropicale. Seuls, les bruits de ses pas sur le sol terreux et le chant des oiseaux perturbaient la plénitude des lieux.
Il passa devant une clairière et entendit faiblement une voix féminine chantonner. Il revint sur ses pas et entra dans l’espace dégageait. Cette voix lui était très familière. Après quelques secondes de marches, il aperçut Oni Oni, agenouillée sur l’herbe qui piquait des plumes multicolores sur un bandeau marron.

- Ah te voilà enfin ! s’exclama Oni Oni d’une voix joyeuse.
- Tu savais que j’allais rencontrer Paro ?
- Non, je n’étais pas sûre. Par contre, je savais que tu me cherchais ! Tu serais forcément venu dans « le savoir des Anciens te guiderait jusqu’à elle ».
- Tu pourrais être plus discrète sur cet endroit !!
- C’est bon ! Paro ne nous dénoncera pas !
- Parce qu’elle sait ?
- Pas explicitement…
- Oni Oni !!
- Paro est digne de confiance et ne nous trahirais pas. En plus elle ne sait pas que cette phrase signifie l’emplacement d’un lieu. Détends-toi un peu Aku Aku ! Tiens, regarde, j’ai enfin réussis à maitriser le sort.

Elle ramassa une pierre aiguisée et s’entailla la main sous le regard effaré de son frère. Comprenant ce qu’elle allait faire, il lui attrapa sa main blessée pour la stopper.

- Tu as perdue l’esprit ! Pas ici !!
- Nous sommes seuls Aku ! Trop peu de personne sortent en forêt quand le soleil est à cette hauteur.
- Ce n’est pas une raison. « La prudence est mère de sureté ». Bon sang Oni Oni ! Ce n’est pas ton genre d’être aussi imprudente !!
- Excuse-moi… j’ai mis tant de temps à apprendre ce sort curatif. Pardon… je voulais que tu sois fier de moi.
- Et je le suis sincèrement. Mais je suis aussi conscient des conséquences qu’il pourrait y avoir pour nous si on venait à savoir que tu sais utiliser la magie…
- Oui je sais… les femmes ne servent qu’à procréer et sont trop impurs pour pouvoir connaitre et manier cet art noble qu’est la sorcellerie, dit-elle avec sarcasme.
- Je te comprends et je n’approuve pas cette idéologie. Néanmoins il faut être extrêmement prudent si l’on veut braver certaines traditions.
- Parce que nous sommes seuls…
- Seuls je ne sais pas, peu nombreux c’est certains, et pas assez puissants pour reformer les lois.
- Faut que je fasse ami-ami avec les Elémentaires !
- Les Seigneurs Elémentaires, corrigea Aku Aku. Tu ne vas pas t’en faire des amis si tu te montre si impolie avec les puissants sorciers qui veillent sur notre archipel.
- Mouais… Je dirais plus qu’ils sont des sorciers invisibles que puissants. On les voit si rarement, et puis tu m’excuseras, mais je ne vois pas ce qu’ils font pour nos îles.
- C’et parce que tu ne vois pas leurs actions, mais ils sont bien présents et protègent notre précieux archipel, expliqua Aku Aku avec indulgence.
- Bon d’accord… mais je suis sûre qu’ils sont arrogants ! C’est toujours comme ça avec les personnes hauts placés.
- Pas toujours. Prend exemple sur notre chef.
- Hum… c’est vrai.
- Bien, en attendant que tu deviennes amie avec les Seigneurs Elémentaire, plaisanta-t-il sur le même ton qu’elle, c’est moi qui déciderais quand t’enseigner et quand tu emploieras la magie.
- Encore un homme qui décide… bougonna-t-elle d’une voix faussement blasée.
- Pas n’importe lequel, ton frère, le Grand Aku Aku !
- On croirait entendre notre frère. Uka Uka n’aurait-il pas déteint sur toi ?

Aku Aku perdit immédiatement le sourire et se souvint de la raison de sa venue : parler du rapprochement qu’il avait constaté entre son frère et sa sœur. Cela faisait plusieurs semaines déjà qu’il ne ratait pas un seul regard ou sourire narquois que lui lançait Uka Uka à chaque fois qu’Oni Oni partageait quelque chose avec lui. Si son jumeau osait manipuler ou maintenir sous chantage leur sœur, ça allait barder !

- En parlant d’Uka Uka, tu ne le trouve pas étrange ces temps-ci ? commença Aku Aku en guérissant la plaie de sa cadette avec un sort curatif.
- Il fait plus d’effort pour être… gentil…
- Justement, tu ne trouves pas cela bizarre ?
- Non… mentit Oni Oni en détournant les yeux.
- Il ne t’a rien fait, dis-moi ? insista Aku Aku en la scrutant de son regard profond.
- Non, répondit-elle, gênée.
- Oni Oni ? interpella le jeune homme avec un ton sévère.
- Pas comme tu l’entends, avoua la jeune fille. On a discuté… En gros il m’a dit qu’il était jaloux de… de notre relation.
- Je trouve ça douteux.
- Moi je le crois !
- Et je ne t’en empêcherais pas. Restes juste sur tes gardes.
- D’accord.

Un lourd silence enveloppa les deux jeunes gens. Oni Oni piqua de nouvelles plumes sur le bandeau sous le regard absent de son frère. Ce dernier sortit brusquement de sa rêverie et observa l’ouvrage de sa cadette. Pour détendre l’atmosphère, Aku Aku effleura les plumes et demanda :

- C’est pour ton prétendant ce joli ornement ?
- Hahaha très drôle, ironisa la jeune fille. Premièrement je n’ai pas de prétendant. Deuxièmement ça ne m’intéresse pas d’en avoir. Troisièmement c’est pour toi cet ornement !
- Pour moi ?! En quel honneur ?
- C’est pour la cérémonie du Dorela. Ca te plait ?
- Beaucoup ! Je trouve cette coiffe très saillante. Mais il ne fallait pas. Tu as déjà suffisamment de travail entre l’entretient de notre demeure, de notre mère et de la préparation de la cérémonie au quelle tu vas danser.
- Je gère plutôt bien, dit-elle avec un brin de fierté. Allez essaye la que je vois si c’est ta taille.

Il prit délicatement la parure et l’enfila sur sa tête. Oni Oni détailla attentivement l’ornement et l’enleva en fronçant les sourcils.

- J’ai vu trop grand. Ca m’apprendra à surestimer la taille de ton cerveau ! s’exclama-t-elle sur un ton taquin.
- Serais-tu en train de te moquer ?
- Non, je n’oserais jamais !
- Ben voyons !!

Elle éclata de rire et il lui entoura les épaules. Ils retournèrent vers la plage sans se soucier qu’il avait été épié de loin par Uka Uka.
Aku Aku avait eut raison de réprimander leur cadette pour qu’elle n’utilise pas son savoir magique à tout bout de champ. Car dans le cas contraire, Uka Uka aurait pu exercer un chantage sur sa fratrie…

A suivre dans le chapitre 2 : Dorela...

Correction effectuée par Lénie, ma bêta-lectrice

Notes d'auteurs :
- "Oni" en japonais signifie "démon".
- Le mot Dorela vient d'une chanson hindi "Dola Re Dola".
- Paro est le surnom de l'héroïne Parvati dans le film "Devdas".
- "Par Mangali" est une expression qu'un fanficteur a crée pour sa propre fanfic, et avec sa permission, je l'ai reprise.
- Je me suis inspirée du dépeçage dans "Chronique des Temps Obscurs" pour mettre en scène les différentes activités d'un village comme celui de nos héros.
- "Sanidraï" parce qu'à l'époque d'Aku Aku et Uka Uka, l'île ne devait pas s’appeler "N Sanity"
- Désolée pour le double post. Je sais que c'est "interdit" mais je voulais mettre séparément la fiche-fanfiction et le premier chapitre. En espérant que vous puissiez tolérer mon effronterie...


Dernière édition par Sanephar le Ven 29 Juil - 22:45, édité 1 fois
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Aku Uka le Sam 15 Jan - 12:16

Tu t'es très bien rattrapée pour ton "effronterie". Very Happy
Alors, par quoi commencer? Voyons...
Déjà, ta fanfic est tout simplement fantastique! Ecrire une histoire sur le passé de nos deux masques rivaux est une idée très intéressante et originale, on prend du plaisir à la lire bien que, malgré la correction de Lénie, il subsiste quelques fautes notamment les terminaisons en "aient" qui devraient s'écrire plutôt "é". Wink Mais ça ne fait rien.
Personnellement, j'ai trouvé ce premier chapitre excellent et je me pose déjà des questions notamment:
-Est-ce que le sens d'Oni-Oni qui signifie "démon" d'après toi (je te fais confiance là-dessus ^^) aura une influence avec le temps? Deviendra-t-elle finalement la complice d'Uka Uka?
-Qu'en sera-t-il de la santé de la mère des masques? Si toutefois elle mourrait, peut-être que ce sera cet événement qui fera sombrer Oni-Oni dans le Mal?
Franchement, j'ai hâte de lire la suite et j'ai surtout hâte de connaître les desseins secrets de Uka Uka (qui est mon personnage préféré pour l'instant avec Aku Aku ^^ (oui, j'aime bien les méchants et puis, comme Aku Aku et Uka Uka sont les deux personnages que l'on voit vraiment dans Crash Bandicoot)...).
Enfin, le fait de raconter l'histoire des masques avant leur mort, c'est-à-dire en tant qu'humains est une très bonne idée. Quand j'ai lu ton chapitre, j'avais déjà dans ma tête les portraits physiques du trio fraternel, c'est une très bonne idée d'avoir posté avant ton chapitre la description des personnages.
En bref, si tu deviens écrivain plus tard, ça ne m'étonnera pas... à condition de corriger le peu de fautes qui reste! Wink
Mais permet-moi de t'adresser mes plus sincères félicitations à toi et à ton imagination débordante d'originalité, de suspense et de toutes ces qualités que j'admire! cheers

Heureusement que je t'ai "poussé" à poster cette fanfic sinon j'aurais vraiment loupé quelque chose! Wink Vivement le chapitre 2, j'ai hâte.
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Réponse aux commentaires du premier chapitre

Message  Sanephar le Sam 15 Jan - 13:05

Que je suis comblée !
Honnêtement... je ne m'attends pas à avoir un long commentaire mais plutôt la routine "très bien, continue, à quand la suite ?" C'est sympa de poser sa patte, mais ce genre de commentaire me donne l'impression que le lecteur veut se "donner bonne conscience" en écrivant un mot.
Alors que donner son avis, plus ou moins détaillé, sur le chapitre aide l'écrivain ! J'adore savoir ce que le lecteur pense, imagine, propose même. Ça m'inspire, ça me donne des idées, ça m'encourage !

Bref, j'avais posté, plus pour faire vivre le forum. C’est pour cela que je n’ai posté que l’annexe 1 de ma saga. Parce qu’elle est courte (six chapitres, je crois) et qu’elle se lit plus en complément des trois tomes principaux de ma saga, donc seule. Et comme tu dis, Aku-Uka, c’est une histoire sympathique. Pas époustouflante, il y ‘a pas des méga-super-combats-de-dingue. C’est plus du complot, du mystère, de la manipulation…

C’est un collègue fanficteur qui m’a proposé Oni Oni. Parce que je me désolais de mon manque d’imagination pour trouver un nom à la petite sœur des jumeaux. Il l’a fait par hasard, pour me montrer que ce n’est pas dur, m’encourager, et j’ai tout de suite aimé. Oni Oni est nom qui convient très bien au personnage… Mais peut-être pas de la manière dont tu pourrais penser Aku-Uka. Disons qu’il faut le prendre comme un ensemble, j’en dis pas plus !

Ce que j’aime avec les jumeaux Aku Aku et Uka Uka, c’est qu’ils sont complémentaires. C’est un pur plaisir d’écrire avec eux ! Je ne m’en lasse pas. D’un côté, tu as la bienveillance, la protection, le confort d’Aku Aku, et l’autre le sadisme, la manipulation, la haine… Pour moi, c’est un défoulement émotionnel ! Quand je suis d’humeur sadique, je vais mieux appréhender Uka Uka et lui souffler des plans démoniaques digne de son nom. Quand je suis d’humeur tendre, je vais insuffler de la magie apaisante à Aku Aku.

Ah… Lénie, tu vas te faire disputer !! Non, mine de rien, grâce à elle, j’ai progressé en français. Vous auriez vu mes chapitres d’avant, vous auriez fait une crise cardiaque ! Travailler avec des bêta-lecteurs embellissent mes histoires et stimule mon imagination/inspiration. Que ne ferais-je pas sans leur bienveillance !
Cela dit, je ferais plus attention à la relecture du prochain chapitre ! Notamment avec les terminaisons que tu m'as cité, Aku-Uka.
Malheureusement, je suis encore loin de faire un chapitre sans fautes. Veuillez donc m'excuser d'avance pour celles que vous rencontrer encore...

Bref, merci Aku-Uka de m’avoir poussé ! Ca fait du bien à mon imagination d’être gratifié par un beau commentaire ^^
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Aku Uka le Sam 15 Jan - 14:22

De rien, sache que tout le plaisir est pour moi! Very Happy
C'est dingue, j'ai l'impression qu'on a le même état d'esprit en ce qui concerne l'écriture (oui, moi aussi, j'écris des fanfics mais plutôt sur Kingdom Hearts ^^) et j'ai la sensation de me reconnaître quand tu parles de ce défoulement émotionnel: quand je suis plus motivé par le Bien que par le Mal ou vice-versa, il m'arrive de trouver de bonnes idées et après, quand je me relis, il m'arrive de me demander: "c'est moi qui ai écrit ça?"
Et honnêtement, je ne suis pas quelqu'un qui s'en tient au simple "Très bien, continue" comme tu dis, j'aime dire ce que je pense franchement de l'histoire, ce que j'ai apprécié, autant les personnages que l'intrigue. Et c'est certainement pour ça que nous, écrivains (^^), sommes un peu déçus en lisant les commentaires (hélas, pas assez flatteurs) de nos lecteurs. Quelque soit le chapitre que tu nous postera par la suite, je continuerai d'exprimer mon opinion honnête sur ta fanfic. Et justement, ce que je dis, c'est pour t'inciter à ne pas baisser les bras et à continuer (avec ou sans fautes Wink ) et crois-en mon expérience, quand tu reçois un commentaire de ce genre, ça redonne de la motivation. Et sache que je n'avais pas pour but de me donner "bonne conscience", c'est juste que j'ai tellement aimé ce chapitre que j'avais envie de t'adresser mes félicitations les plus franches! Wink
Maintenant, continue sur cette excellente voie et ne te tracasse pas pour les fautes d'ortographe, c'est juste que ça rendait les phrases un peu mal tournées. ^^
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Discussion de fanficteurs

Message  Sanephar le Sam 15 Jan - 15:38

Tu es fanficteur ?!
Tapes-en une l'ami !
Bon, je me disperse, mais c'est parce que c'est une très agréable surprise de rencontrer un autre fanficteur ! D'autant qu'en lisant ton profil, j'ai vu que tu étais en terminal S, et je ne pensais pas que tu seras un gourmand de lecture et écriture. Ah préjugés quand tu nous tiens ! Cela dit, je suis honteuse d'avoir pensé cela. Voilà une bonne leçon d'humilité !

Ravie de voir que nous avons les mêmes opinions ! Publies-tu sur un site tes fanfictions ? Je ne connais pas KH, mais j'aimerais bien voir ton style d'écriture. Oui, je sais, la curiosité est un vilain défaut...

Ah quand j'ai terminé mon mode inspiration-passion et que je me relis, je me dis : "ça me paraissait si bien hier..." J'aime moins quand je ne suis plus en mode écriture-passionnée. Quand je relis mes chapitres, j'ai l'impression que c'est moins bien. Pas toi ?

Oh flatteurs ou non, je prends tous les commentaires ! Les négatifs me plaisent autant que les positifs, car avec les premiers, je peux me perfectionner, les seconds me font grossir les chevilles et me font du bien ^^
Par contre, c'est vrai qu'on peut compter les "vrais" commentaires sur le bout des doigts. C'est triste qu'un lecteur ne prenne pas le temps de dire ce qu'il pense d'une histoire qui l'a emporté dans un délire magnifique.

Je me perfectionnerai pour les fautes ! J'aimerais ne plus ennuyer mes bêta à la recherche de la petite bête ^^ Ce n'est pas pour tout de suite, mais je m'applique et un jour, j'y arriverai.
En attendant... faites avec, je vous prie Laughing

Et merci, Aku-Uka pour tes encouragements ! Ca fait vraiment du bien Smile
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Aku Uka le Sam 15 Jan - 21:18

Hé non, tu vois que les apparences sont parfois trompeuses! ^^ J'ai beau être en S, j'adore la lecture et surtout les fanfics et bizarrement, la tienne est dans ma liste! Smile
Pour ton information, j'ai publié ma fanfiction de Kingdom Hearts sur ce forum dans ce topic: http://khisland.info/forum-14-682-la-vie-d-une-nouvelle-recrue-dans-l-organisation-xiii.html
Surtout, si tu ne comprends pas dès le début c'est normal, mon style d'écriture n'était vraiment pas terrible et en plus, comme tu ne connais pas toute l'histoire de Kingdom Hearts, tu risque de comprendre encore moins... Neutral Alors, si tu n'es intéressée que par mon style d'écriture, je te conseille de lire les derniers chapitres que j'ai posté, ça vaudra mieux si je veux pas partir avec une mauvaise réputation. Embarassed
Pour répondre à ta question, quand je me relis, j'ai toujours quelque chose à modifier pour finalement me dire: "zut, c'était mieux avant!" (en fait, je suis jamais content et plus je m'améliore dans mon style avec le temps, plus je deviens exigeant envers moi-même tu comprends? C'est-à-dire que s'il y'a des répétitions dans un texte, je dois changer de vocabulaire et quand l'inspiration vient pas, c'est abominable! C'est pour ça que je prends mon temps dans l'écriture parce que sinon, j'écrirais des navets! ^^)
Tapes-en une l'amie, je sens qu'on va bien s'entendre entre écrivains (ou fanficteurs comme tu dis!) Wink Et la prochaine fois, renseigne-toi bien sur une personne avant de t'imaginer des trucs: je suis en S mais ça veut pas dire que j'ai abandonné pour autant mon goût pour la lecture, surtout quand ça porte sur le thème de Crash Bandicoot! Mais que demander de plus? ^^ Ah si je sais, la suite de ta fanfic et en vitesse je vous prie! Nan, je plaisante, prends ton temps, moi je vais relire le chapitre 1 tellement j'ai apprécié! Very Happy
Tu voulais des encouragements? Ben voilà alors maintenant au travail! ^^
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Sanephar le Sam 15 Jan - 22:13

Oh ! Comprenons-nous bien, ce n'est pas parce que je me suis fiée à ce stéréotype que je te méprisais dès le départ ! C'est vrai que je me suis dit cela en pensant à la généralité, mais ça n'a pas influencé mes opinions.
J'ai été quelques peu surprises de voir que tu aimais bien lire, encore plus écrire, et je n'ai pas hésité à me défaire de mes préjugés.
Cela dit... il n'est pas humainement possible d'être exempte de préjugés. Aussi... j'ai mes faiblesses, comme tout un chacun.

Bien... si je risque de rien comprendre, même en lisant les premiers chapitres, autant voir ton style en allant voir les plus récents chapitres. Je te redirais cela quand j'aurais lu ces chapitres.
Sinon, je t'invite à écrire sur "Crash Bandicoot" Wink

Oui, plus je me perfectionne, moins je laisse passer des choses moi aussi. Je n'aime pas les défauts, autant au niveau du scénario que pour la présentation et le français (ortho, grammaire, syntaxe...). Seulement, j'ai aussi mes faiblesses, il m'arrive d'être paresseuse et de laisser passer certains trucs. Mais dans l'optique de le modifier ultérieurement.

Dois-je comprendre que pour me faire pardonner, je dois poster le chapitre 2 au plus vite ?
Hum... je sens que si je te dis que je comptais attendre une semaine, ça ne va pas te plaire, surtout avec... euh... cette "incartade", dirons-nous, sur les préjugés.
J'ai compris... je vais poster le chapitre 2 plus tôt que prévus.
Ce soir ou demain. Cela vous convient-il mieux, très cher ?
En espérant que vous oublierez mes erreurs au plus vite...

Juste une dernière question... comment ça "bizarrement, la tienne est dans ma liste!" ?!
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Aku Uka le Sam 15 Jan - 22:34

Déjà, tu n'as rien à te faire pardonner, c'était juste une plaisanterie! ^^
Maintenant, si tu ne veux pas que je te fasse mon regard de chien battu, je te conseille fortement de poster le second chapitre au plus vite! Non, je plaisante (encore une fois Laughing ), fais comme tu veux, parce que en tant que grand fan de ta fanfic (^^), je t'en demanderai toujours plus et c'est justement ça que tout fanficteur ne doit pas forcément faire à savoir satisfaire les besoins de ses fans. Au contraire, moi, dès fois, je joue sur l'impatience des autres et au bout de quelques jours, je leur lâche finalement le chapitre tant attendu et là, ils sont contents!
J'ai du mal m'exprimer pour le "bizarrement, la tienne est dans ma liste": ce que je voulais dire, c'était plutôt que t'es dans la liste de mes fanfics préférées! Very Happy

Maintenant, je ne te force pas du tout de poster le chapitre 2 ce soir ou demain, à toi de décider. Si t'as pris de l'avance sur tes chapitres (si t'as commencé à te lancer dans la création du chapitre 12 par exemple ^^), je t'ordonnerai immédiatement de poster le chapitre 2 mais sinon, tu pourrais essayer de me faire patienter, chose que je sais parfaitement faire (jusqu'à un certain temps quand même! ^^). Moi, les deux idées me conviennent même si je ne te cache pas que j'ai une irrésistible envie de dévorer le chapitre 2 des yeux! Rolling Eyes

P.S: C'est pas l'envie qui m'en manque de démarrer une nouvelle fanfic sur le thème de Crash Bandicoot mais quand je lis les fanfics des autres (y compris la tienne), je suis un peu "découragé" parce que leur imagination (la tienne comprise) est vraiment débordante et moi, j'ai l'impression d'être encore un débutant, qui possède une imagination assez réduite... mais je n'exclus pas cette idée de fanfic, j'y réfléchirai (en dehors des cours, ça va de soi!) Wink
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Le berceau du Bien et du Mal - Chapitre 2 : Dorela

Message  Sanephar le Sam 15 Jan - 23:14

Avant qu’ils deviennent les acteurs de la lutte ancestrale du Bien et du Mal, avant que le destin choisisse de les mettre au devant de la scène, ils étaient humains. Ils menaient une existence banale, baignée d’amour et de haine. Les liens qui les unissent ne se rompront jamais parce qu’ils s’aiment et se haïssent trop pour ça. La vie de deux jumeaux Aku Aku et Uka Uka ainsi que leur petite sœur dans son plus simple appareil.

Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Éternels)

Chapitre 2 : Dorela



Un morceau de tissu déchiré attira l’attention d’Oni Oni. Elle inspecta sa robe blanche et poussa un cri d’effroi en voyant un accroc.

- La cérémonie va bientôt avoir lieu ! C’était bien le moment pour que ça m’arrive !!
- Calmes-toi Oni et laisse-moi voir ça, ordonna Paro avec douceur.

Elle observa la déchirure et rassura son amie en lui disant que ce n’était pas bien grave. Elle alla dans un coin de la tente, dressée pour elles à l’occasion, et revint avec des instruments de couture. Elle arrangea l’accroc sous l’œil stressé d’Oni Oni.

- Voilà, plus aucune trace !
- Oh merci ! Ce n’est pas possible de s’angoisser ainsi !
- C’est normal mon amie. Ce que l’on va faire n’est pas rien. Mais n’oublie pas…
- … qu’il faut avant tout danser pour notre plaisir, termina la jeune fille aux yeux émeraudes en même temps que son amie. Mais il faut tout de même que nous fassions plus que notre mieux !
- Et on le fera. Cependant, tu ne devrais pas te mettre la pression de cette manière.
- Tu trouves que je me mets la pression ?!
- Absolument ! s’exclama Paro en riant aux éclats. Allez détends-toi ! Le Seigneur Elémentaire va bientôt arriver.
- Ah c’est vrai qu’il va nous « accorder sa bénédiction ». C’est ridicule ! On n’a pas besoin de prière pour danser !!
- Oni Oni !! Mesures tes paroles ! Te rends-tu compte des conséquences si les Seigneurs Elémentaires t’entendaient ?
- Oui mais ils ne sont pas là et je ne vois personne qui pourrait me nuire !
- J’admire ton audace mon amie, mais tiens ta langue. Elle pourrait t’attirer des ennuis.
- Aku Aku m’a dit quelque chose du même genre.
- Alors il est de bon conseil !
- Quelle complicité ! Tu devrais le fréquenter plus souvent.

Paro s’empourpra et lâcha une exclamation outrée. Oni Oni sourit mais elle n’était pas dupe. Son amie d’enfance jouait très mal la comédie et elle était sûre maintenant que son frère ne laissait pas indifférente sa camarade. Elle se promit de faire en sorte de rapprocher ces deux-là.
Paro engagea la conversation pour chasser sa gêne mais elle fut prise d’une quinte de toux au milieu de sa phrase. Son visage devint subitement blafard et Oni Oni se précipita vers elle. Maladroitement, Paro cacha sa main derrière son dos quand la toux cessa. Son amie lui attrapa l’avant-bras d’un geste brusque et regarda sa main. Paro referma ses doigts sur la gerbe de sang rouge vif.

- Vas voir immédiatement le sorcier-guérisseur !
- Je ne peux pas ! Le Seigneur Elémentaire va arriver d’une minute à l’autre et ensuite on doit…
- Au diable le Seigneur Elémentaire ! Va voir le guérisseur ! Je trouverais bien un prétexte pour retarder la cérémonie. Allez files !

Paro se leva et regarda son amie avant de sortir d’une démarche mal assurée. Oni Oni poussa un profond soupir et fit quelques pas pour tenter d’évacuer sa nervosité.

- « Au diable le Seigneur Elémentaire… » Je n’ai jamais vu autant d’impudence chez une femme… Ou bien es-tu tout simplement stupide ?

Oni Oni s’était retournée dès l’instant où la voix grave avait retenti. Un homme se tenait dans un coin de la tente, à moitié dissimulé par un paravent, bras croisés contre sa poitrine. La jeune fille reconnue immédiatement les longues toges que portent les Seigneurs Elémentaires et elle se rembrunit sous l’œil moqueur du sorcier. Elle s’inclina respectueusement devant l’homme qui devait être de dix ans son ainé. Elle qui imaginait les Seigneurs Elémentaire comme des vieux boucs…

- Ton nom, insolente ?
- Oni Oni, Seigneur Py-Ro.
- Ainsi tu sais que je ne suis pas, mon frère, Rok-Ko.
- Oui. Seigneur Rok-Ko porte une toge marron… la votre est rouge.
- Tu n’es pas aussi ingénue que tu en as l’air jeune fille.

Elle releva la tête et planta ses yeux dans les siens. Elle déglutit en bravant les yeux sombres de son vis-à-vis. Ses iris étaient d’un noir d’encre qui allaient presque se confondre avec ses pupilles. Son regard était si froid et cruel qu’Oni Oni en eut la chair de poule.

- Ce n’est pas au Seigneur Rok-Ko de s’occuper de l’île de Sanidraï (N Sanity) ?
- Si, mais il y a eut un éboulement sur votre île et il a du partir régler le problème.
- C’est vrai que Seigneur Rok-Ko est le maître de la Terre… Et vous c’est le feu ?
- Quelle perspicacité, ironisa Py-Ro.

Il tendit la main et des flammes se matérialisèrent. Oni Oni recula effrayée dans un premier temps puis fascinée. Les flammes dansèrent quelques secondes avant de former un bâton écarlate. La jeune fille regarda, médusée, l’objet magique.

- Approche et agenouille-toi, ordonna le sorcier.

Oni Oni s’exécuta tout en gardant la tête baissée. Elle sentit bientôt l’extrémité du bâton se poser sur sa tête. Ensuite l’homme marmonna des paroles qui étaient étrangères à Oni Oni. Elle releva le visage quand elle sentit la main du sorcier caresser ses cheveux.

- Dire que notre bénédiction est futile… Je dois dire que tu ne manques pas d’audace !

Oni Oni lâcha une exclamation de stupeur. Avait-il écouté toute la conversation qu’elle avait eue avec Paro ? Quel voyeur !
La main du sorcier descendit sur la joue de la jeune fille qui n’osa pas se dérober bien qu’elle n’aimait pas ce contact trop hardi à ses yeux. Quand elle lut une lueur perverse au fond de ses prunelles noires, une colère sourde naquit au creux de son ventre.

- Tu as la langue trop pendue… cela pourrait t’attirer de gros ennuis.
- Mon Seigneur va-t-il se montrer indulgent à mon égard ?
- Cela dépend de ce que tu as à m’offrir pour mon silence.
- Je n’ai rien de précieux à vous donner Seigneur Py-Ro !
- Cette nuit, rejoints-moi dans l’habitat de Rok-Ko. Tu pourras payer ton insolence en m’offrant ta beauté.
- Pardon ?!

Un sourire vicieux s’étira aux commissures des lèvres du sorcier. Comprenant le sournois arrangement charnel qu’il lui proposait, Oni Oni claqua la main de Py-Ro avec fureur pour faire cesser sa cajolerie. L’homme la foudroya du regard et s’apprêta à punir son effronterie quand Paro revint. Son visage avait repris des couleurs mais Oni Oni le savait : la maladie l’affaiblissait encore. Elle ne croyait pas en la bénédiction des Seigneurs Elémentaires mais si c’était le seul moyen d’aider Paro alors elle voulait bien reconnaitre la supériorité de ces sorciers.

- Prouvez-moi que votre bénédiction n’est pas une fadaise et je vous donnerais le respect que vous méritez, chuchota Oni Oni.

Py-Ro la toisa avec médisance quand il releva l’étincelle de défi qui luisait au fond de ses yeux verts. Il se détourna d’elle et se dirigea vers Paro qui s’inclina avec déférence. Il réitéra le même rituel qu’il avait fait quelques minutes plus tôt sous l’œil observateur d’Oni Oni. Quand il eut terminé son œuvre, le Seigneur Elémentaire sortit, non sans avoir jeté un dernier regard méprisant à la demoiselle qui avait osé l’injurier. Cette dernière sut que cette histoire était loin d’être terminée et que le sorcier ne laisserait pas passer son impudence sous silence. Dans un effort considérable, la jeune fille refoula sa peur et sa détresse au second plan. Elle se tourna vers Paro qui la dévisagea avec inquiétude.

- Oni Oni, il s’est passé quelque chose en mon absence ?
- Oui… mais je t’expliquerais plus tard. L’heure est à la danse !
- Puissent les Dieux être satisfaits de notre prestation, souffla Paro sans être convaincue par le ton faussement joyeux de son amie.
- Je t’assure. Ne t’inquiète pas pour moi !
- Quoi qu’il soit arrivé, saches que je serais toujours avec toi.
- Merci, répondit-elle sincèrement réconfortée par ses paroles.

Quand les premiers sons de percussions retentirent, Paro et Oni Oni se dévisagèrent. Elles sourirent en chœur et une lueur complice enflamma leurs prunelles.

Elles sortirent de la tente et entrèrent dans un cercle spacieux, formé par les villageois, en chantant. Là, elles entamèrent la danse du Dorela accompagnées par d’autres femmes. Les deux amies se mouvaient en des gestes précis et gracieux sous le son des percussions et des instruments à vents. Elles valsaient en chantant, avec les autres femmes et quelques hommes qui prêtaient leurs voix à l’occasion, autour du Totem qui représentait leur Dieu.
Oni Oni et Paro laissèrent leurs soucis respectifs pour se donner corps et âme à ce ballet dont elles connaissaient chaque pas et parole par cœur. Leurs mouvements étaient aussi fluides qu’élégants et leurs voix raisonnaient dans l’air en un doux et agréable écho.
Oni Oni chercha ses frères dans la foule. Elle les trouva parés des ornements qu’elle leur avait fait. Pour obtenir leur fierté et leur admiration, elle s’abandonna totalement à la chorégraphie et au chant.
C’est en gardant le sourire, qu’elles s’immobilisèrent dès que la musique se stoppa. Les spectateurs applaudirent et sifflèrent en chœur. Le chef du village vint féliciter les deux danseuses principales et les autres personnes qui les avaient accompagnées. Il étreignit et embrassa sa fille sur le front. Dans son regard brillait la fierté et Paro lâcha quelques larmes de reconnaissance. Il félicita Oni Oni avec beaucoup moins d’ardeur mais l’honora comme tout chef de village le faisait, et même bien plus, car il côtoyait cette jeune fille dès son plus jeune âge à cause de l’amitié qui la liait à Paro.
Ce fut ensuite à Py-Ro, et Rok-Ko, récemment revenu de son devoir, qui félicitèrent les deux femmes. Le Seigneur Elémentaire du feu complimenta Paro avec chaleur mais devint froid quand arriva le tour d’Oni Oni. Il se pencha vers son oreille et n’eut qu’une parole cruelle à son égard :

- Je te perdrais toi et ta famille !

Oni Oni lâcha un hoquet de stupeur et regarda avec peur Py-Ro qui esquissa un dernier sourire avant de laisser la place à Rok-Ko, venu féliciter la danseuse suivante. Il marmonna des brefs compliments qui sonnaient faux dans sa bouche. La jeune fille sut qu’il était au courant de sa mésentente avec son frère et n’en fut pas rassurée.
Elle puisa dans ses forces pour ramener le sourire sur ses lèvres et faire comme si rien ne s’était passé. Paro remarqua le trouble de son amie, mais ne put lui en toucher deux mots car les villageois venaient les féliciter. Quand Aku Aku vint vers elle pour la féliciter en l’enlaçant, elle ne sut pas comment elle trouva la force de ne pas s’effondrer dans ses bras. Uka Uka arriva à son tour et se contenta de dire que sa prestation n’était pas mauvaise mais qu’il avait vu mieux. Elle sourit, attendrie, mais n’arriva pas à chasser les paroles du Seigneur Elémentaire. Qu’elle paye son erreur était une chose, que ses proches en souffrent à cause d’elle était une autre. C’est par amour pour sa famille qu’elle prit la décision de se donner au sorcier. Elle chassa de son esprit tout ce que cela impliquait pour ne pas sombrer dans le désespoir et se concentra sur la difficulté principale : fausser compagnie à sa fratrie.
Quand Paro vint vers elle pour la retrouver, il lui vint une idée lumineuse. Avant que son amie d’enfance n’ait pu ouvrir la bouche, Oni Oni se tourna vers Aku Aku et lui demanda en toute innocence :

- Cher frère, tu ne m’avais pas dit que tu inviterais Paro à danser ?
- Quoi ?! s’exclama ce dernier, abasourdi.
- Vraiment ? s’enquit Paro avec un sourire.
- Euh… commença Aku Aku visiblement gêné et ne sachant pas s’il devait avouer qu’il était piégé dans un complot ou jouer le jeu.
- Voilà une action bien audacieuse de ta part, mon jumeau, dit Uka Uka avec un sourire moqueur.

Aku Aku lui lança un regard mauvais puis se tourna vers Paro en lui tendant gauchement son bras. Elle l’accepta de bon cœur et ils se dirigèrent parmi les danseurs qui s’amusaient déjà.
Sans s’y attendre, Oni Oni sentit quelqu’un prendre son bras et l’entraina à la suite de son frère et de son amie d’enfance. Elle dévisagea, étonnée, quand Uka Uka se tourna vers elle et qu’il commença à danser en sa compagnie. Elle sourit avec chaleur tandis qu’il restait neutre et observa le jeu d’ombre que le grand feu faisait danser sur son visage mat. Elle détailla le bandeau marron posé sur son front où un os ornait son centre. Un vent léger s’engouffra dans ses cheveux de jais en bataille, faisant voleter les deux autres os accrochés par une fine cordelette qui pendait de chaque côté du visage de son frère.

- Ca te va bien, dit-elle en donnant une légère pichenette à un des os qui pendait.
- Je trouve aussi. Tu t’es montrée créative.
- Tu m’as beaucoup inspirée.
- Vraiment ?
- Oui… tu sais ton petit côté… enfin tu vois.
- Et toi, de quel côté es-tu ?
- Pardon ?
- Vas-tu me laisser tout seul de ce côté ?

Il plongea son regard ambre dans les yeux émeraudes de sa sœur qui le regardait avec trouble. Elle détourna les yeux tout en continuant la danse dans laquelle Uka Uka l’entrainait en ne sachant quoi répondre. Lui, en profitait pour observer la magnificence de sa cadette. Sa robe blanche accompagnée d’un châle vert sur sa taille faisait ressortir à merveille sa peau délicate et ses yeux aux couleurs des feuilles. Ses longs cheveux ébènes étaient détachés et voletaient au grès de leur cadence. Il caressa du bout des doigts la fleur blanche dans ses cheveux et elle releva la tête vers lui.

- Ton côté est trop dangereux pour moi.
- Je saurais te protéger, répondit Uka Uka.
- Es-tu sûr d’en être capable ?

La musique se termina sur ses mots lourds de sens que le jeune homme ne sut interpréter. Un ensemble de nouvelles notes retentirent pour une nouvelle danse et un homme vint inviter Oni Oni. Elle accepta en s’excusant au près de son frère qui méditait toujours sur ses paroles. Il sortit de l’aire de danse mais ne la quitta pas des yeux. La jeune fille profita du fait qu’un homme aborda son frère pour s’excuser auprès de son partenaire et se volatiliser. Elle quitta la cérémonie en toute discrétion et se dirigea la peur au ventre vers la demeure de Rok-Ko.
Uka Uka chercha sa cadette dans l’aire de danse et plissa ses yeux quand il ne la trouva pas. Non loin, il vit les deux Seigneurs Elémentaires s’en aller avec leur magie. Il se rappela soudainement le regard haineux de Py-Ro qu’il avait vu se poser sur sa sœur durant la danse du Dorela. Leur départ avait-il un lien avec la disparition d’Oni Oni ?

***

Aku Aku et Paro avaient fui l’ambiance festive du village pour se réfugier sur la plage, beaucoup plus calme. Les deux jeunes gens avaient préféré pouvoir discuter sans avoir du tapage autour d’eux. Le jeune homme se détendait au fur et à mesure des minutes écoulées en compagnie de la princesse. Elle avait l’art et la manière de faire disparaître sa gêne avec des sujets de conversation tout à fait intéressants. Aku Aku se surprit à parler autant avec une femme, et surtout avec celle qu’il redoutait le plus. En oubliant son cœur qui ne cessait de battre la chamade, il passait une agréable soirée en sa compagnie.

- Je plains ceux qui ne peuvent pas participer à la cérémonie.
- C’est vrai que surveiller les abords du village est beaucoup moins passionnant que… Oh les guets !! s’exclama-t-il soudainement.
- Quoi donc ?
- Je devais être de garde juste après la cérémonie !
- Allons tu n’es pas aussi en retard que ça. Allons-y maintenant.
- Mais… tu… enfin toi…
- Me ferais-tu l’honneur d’accepter ma compagnie ? Je te promets de ne pas te déranger !
- Enfin… ce n’est pas un endroit pour toi…
- Parce que c’est dangereux ?
- Oui.
- Mais tu seras là pour me protéger, non ?
- Oui, mais…
- Alors le problème est réglé !

Aku Aku ne voulait pas le lui refuser. D’une part parce qu’il n’avait pas la force de s’opposer à la volonté de la princesse, et d’autre part parce qu’il n’avait pas envie de la quitter. Il lui sourit timidement et reprit la marche, talonné de près par Paro qui courut de quelque pas pour retourner à ses côtés. Ils reprirent leur conversation et arrivèrent rapidement près des tours de guets qui se trouvaient dans une rivière. Les tours étaient alignées sur une rivière proche du village et Aku Aku avait la charge de la dernière.

- Par Mangali ! Ce que l’eau est froide !! marmonna Aku Aku entre ses dents quand il sauta dans le cours d’eau.
- Qu’est-ce que tu as dit ?
- Rien, rien. Mais il vaut mieux que je te porte !
- Pourquoi ?!

Il n’allait quand même pas lui avouer qu’il avait été surpris par la froideur de l’eau. Que penserait-elle de lui, guerrier confirmé et apprenti sorcier, s’il sursautait pour si peu ? Bien que le jeune homme ait pour principe la sincérité, le mensonge sortit naturellement de sa bouche. Décidément, l’amour lui offrait des ressources qu’il ne se connaissait, mais pas des plus positives…

- Il y a… euh… des crabes dans l’eau ! Je m’en voudrais que tu en rencontres un.
- Les crabes sont sur les plages et les mers. Pas les rivières Aku.
- Euh…
- Oui ?
- L’eau est froide et euh… avoua piteusement le jeune homme.
- Il fallait le dire plus tôt au lieu d’inventer une autre excuse ! rit-elle doucement.

Aku Aku maudit sa maladresse et s’approcha de Paro pour la porter. Il cala un bras sur ses épaules et un autre derrière ses genoux afin de la soulever jusqu’à la plate forme qui se trouvait en bas de la tour. Là, il la posa et commença à monter sur l’échelle. Une fois arrivé sur la plate forme supérieure, il tendit la main à Paro qui avait commencé à grimper et l’aida à entrer dans la tour.

- Bonsoir Aku Aku, la cérémonie s’est…

Un homme plus âgé qu’Aku Aku s’arrêta en milieu de phrase en voyant Paro. Il esquissa un petit sourire affable aux coins des lèvres et annonça son départ. Il hocha respectueusement la tête pour saluer Paro et recommanda à son remplaçant de ne pas trop négliger sa tâche. Aku Aku esquissa un sourire gêné emprunt de gratitude envers la discrétion et la complicité de son interlocuteur. Il écouta le conseil de son ainé et exécuta son travail tout en profitant de la présence de la jeune fille qui faisait battre son cœur.

***

Oni Oni leva sa main pour frapper à la porte de la maison en pierre quand celle-ci s’ouvrit brusquement, la faisant sursauter. Py-Ro s’effaça pour la laisser entrer en esquissant un sourire satisfait. La brune entra en perdant le peu de contenance qu’elle avait pu conserver. En la voyant, Rok-Ko laissa échapper un sourire sardonique et se leva de la chaise où il était assis.

- Je vous laisse… Amusez-vous bien, clama-t-il avant de sortir.

Oni Oni se sentit sombrer. Son cœur battait à une vitesse démesurée qui était à la limite de lui être douloureux. Elle faisait de son mieux pour dissimuler sa respiration saccadée par la peur. Elle sursauta quand les deux mains du Seigneur Elémentaire vinrent se poser sur ses bras. D’un geste assuré, il écarta sa chevelure et elle pu sentir son souffle chaud dans son cou.

- Tu as fait le bon choix, susurra-t-il avant de poser des baisers brûlants sur sa peau matte.

Sa détresse éclata, et elle laissa rouler des perles salées le long de ses joues. Elle s’écarta brusquement du sorcier et, dans un ultime espoir, s’agenouilla avec servilité en suppliant son pardon. Il s’abaissa et lui prit le menton. Elle releva ses yeux baignés de larmes vers lui.

- Il fallait y réfléchir plus tôt… Mais tu devrais m’être plutôt reconnaissante. Cette nuit risque d’être très riche en enseignement pour toi.
- Seigneur Py-Ro, je suis vierge encore !
- Je n’en doute pas, répondit-il amusé, alors je vais te faire découvrir les plaisirs charnels et la soumission. C’est une éducation très honorable pour l’insolence dont tu as fais preuve tout à l’heure.
- Je vous en prie…
- Relève-toi, ordonna-t-il d’un ton sans appel.

Elle s’exécuta et ne se déroba pas quand il l’embrassa avec fougue. Que pouvait-elle faire ? Il était plus puissant qu’elle, il avait tous les droits sur elle ! Elle maudit sa faiblesse et son imprudence. Si seulement elle avait prêté plus d’attention aux conseils d’Aku Aku et Paro, elle ne serait pas obligée de se déshonorer de cette manière. Vaincue, elle se laissa faire quand les mains perverses de l’homme s’attardèrent sur sa taille et remonta sur ses attributs féminins. Elle serra les poings de rage et de désespoir tandis que le baiser continuait avec plus d’intensité.
Puis soudain, il la repoussa avec violence. Abasourdie, Oni Oni tomba à la renverse. Elle eut juste le temps d’entendre un cri de douleur. Quand elle leva les yeux vers son bourreau, il était allongé sur le sol, un couteau sous la gorge. La jeune fille lâcha un cri de stupeur en voyant son frère au-dessus du sorcier.

- Sors d’ici, lui ordonna-t-il.
- Uka Uka !
- TOUT DE SUITE ! hurla le jeune homme.

Elle obéit après avoir sursauté devant le ton colérique qu’il avait utilisé. Jamais encore, elle n’avait vu son ainé dans un tel état de fureur. Et pourtant, elle avait été plus d’une fois garce avec lui.

- Tu vas payer pour cet affront !
- Hahaha ! C’est moi qui donne les ordres. Votre vie est entre mes mains !
- Tu n’oserais pas me tuer !
- Je me moque des lois des Anciens ! Je n’aurais aucun scrupule à les enfreindre.
- Tu mens !

Uka Uka accentua la pression de l’arme sur le cou de l’homme faisant couler un mince filet de sang. Py-Ro écarquilla les yeux autant de peur que d’étonnement. Son agresseur s’en réjouit et esquissa un sourire sadique.

- Pourquoi risquer ta vie pour cette fille ? s’enquit le Seigneur Elémentaire.
- Parce qu’elle n’appartient qu’à moi !
- Je vois… tu es son promis.
- Raté, son frère.
- Alors tu es encore plus fou de la sauver !
- Dans le mille ! Passons aux choses sérieuses. Nous allons changer les termes du contrat : votre vie contre notre oubli. Faites comme-ci vous nous aviez jamais vus, y compris vos frères, et nous en ferons de même. Mais si vous tenez tant à vous venger, je vous donne carte blanche sur mon jumeau ! ajouta-t-il sur un ton plaisantin.
- J’accepte, souffla au bout de quelques secondes Py-Ro, résigné.
- Jurez-le sur votre foi de Sorcier.
- Moi, Py-Ro, Seigneur Elémentaire du feu, jure sur ma foi de sorcier de respecter les termes de…
- Mon identité n’a pas d’importance.
- Tu es un sorcier ?
- Pourquoi ? Je devrais l’être ?
- Ton aura…
- Qu’a-t-elle ?
- Elle est puissante…
- C’est intéressant à savoir. Maintenant l’heure est venue pour vous de dormir.
- NON !

Uka Uka n’écouta pas la protestation de Py-Ro et enfonça le manche de son arme blanche en un endroit précis de l’abdomen. Le sorcier ferma doucement les yeux et s’écroula sur le sol, inerte. Le jeune homme rangea son arme dans son fourreau et se détourna avec désintérêt de sa victime.
Il sortit de la cabane de pierre et retrouva sa sœur recroquevillée sur elle-même, adossée au mur. Il lui tapota l’épaule et elle sursauta. Elle releva la tête et quand elle reconnue son frère, elle se jeta dans ses bras en éclatant en sanglot. Uka Uka fronça les sourcils et hésita longuement avant d’enlacer Oni Oni. Ils restèrent un long moment sans rien dire, avec pour seul trouble du silence, les pleurs de la jeune fille qui s’estompaient au fur et à mesure.

- La prochaine fois que tu me fais un coup pareil, je te tue !
- Oh Uka Uka, pardon ! Pardon ! Pardon…
- C’est bon, j’ai compris ! Maintenant, tu me dois une explication.

Oni Oni renifla et commença son récit : son franc-parler, l’écoute de Py-Ro, l’arrangement pervers qu’il proposa, son refus, la menace sur elle et sa famille puis sa décision finale de le rejoindre. Uka Uka n’émit aucun mot, ni ne mima aucune expression et écouta sans broncher l’explication de sa sœur. Quand elle eut fini, il lui dit simplement qu’il était préférable de rentrer.

- Uka ?
- Quoi ?
- Pourquoi as-tu fait ça pour moi ?
- Parce que je me réserve le seul droit de te faire verser des larmes, répondit-il en essuyant d’un revers de main les sillons causés par les perles salées sur les joues chaudes d’Oni Oni.

Elle laissa son frère caresser sa joue et posa sa main sur la sienne en fermant les yeux. Elle se sentait soudainement lasse et épuisée. Son ainé avait raison, il était préférable de rentrer. Toutes ces émotions l’avaient vidée.

- Tu doutes toujours de ma capacité à te protéger ?
- Non, plus maintenant, dit-elle avec un petit sourire.
- Par ailleurs, tu as une dette envers moi.
- Tout ce que tu veux, Uka Uka.

Le jeune homme esquissa un sourire mauvais qu’Oni Oni ne vit pas car elle se blottit dans ses bras.

Il avait gagné !

A suivre dans le chapitre 3 : Relations interdites

Correction effectuée par Lénie.

Notes d'auteur :
- "La Dorela" est un rituel inspiré d'une danse dans le film "Devdas".
- Vous trouvez Py-Ro répugnant de faire un tel chantage à Oni Oni ? Et pourtant c'était un lot très quotidien il y a plusieurs siècles passés ! Donc, ma fanfic, se passant des millénaires avant Crash Bandicoot, reflète cet esprit "moyen-âgeux".
- Je viens d'y penser... Mangali est la propriété d'un fanficteur, mais je me permettrais de dire qu'il est le Dieu dont la cérémonie du Dorela est offerte dans ma fanfic.
- La scène avec les tours de guets m'est été inspiré par "Twinsanity" et ces tours de guets qu'il faut "infiltrer".
- Merci à Aku-Uka pour ses précieux commentaires. En relisant ce chapitre, j'ai vu les fautes de terminaisons que tu m'avais fait remarquer. J'en ai corrigé quelques unes, mais avec la fatigue, j'ai du en laisser pas mal quand même.


Dernière édition par Sanephar le Ven 29 Juil - 22:46, édité 1 fois
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Dingodile-TheBest le Sam 15 Jan - 23:31


Wouah !! Il faut une sacrée imagination pour ecrire toutes ces histoires , je te dire mon chapeau Sanephar Cool
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Sanephar le Dim 16 Jan - 0:27

Dingodile-The-Best Arrow Merçi, ça me fait plaisir ^^ Dommage que tu ne sois pas plus détaillé dans ce commentaire.

Aku-Uka Arrow Rassure-toi, j’avais bien compris que tu plaisantais. Je rentrais juste dans ton jeu. Je jouais la comédie à mon tour !

Ah… contrairement à toi, je résiste difficilement à la demande des autres. Sauf quand je ne peux pas ^^’ Là, je n’ai aucun mal, puisque de toute façon, c’est impossible de satisfaire la demande !

Et puis, tu me fais de beaux commentaires, on a de bonnes discussions autour des fanfics, que c’était difficile de résister à ta demande.
Après, je ne le ferais pas tout le temps. D’une part parce que je n’ai pas forcément le temps (ça me prend une petite heure pour publier quand même), et d’autre part parce que ce n’est pas bon de lire tout d’un coup.

L’annexe 1 (Les Liens Eternels, cette fanfic, donc) est terminée. Donc, je suis bien avancée.
Pour l’instant, j’en suis à la réécriture du tome 2. Alors j’ai un bon train d’avance. Une bonne vingtaine de chapitres à peu près (annexe 1, tome 1 et 2 compris)…

Alors… je ne suis pas une aussi excellente fanficteuse que ça. Je pleure aussi de désespoir quand je lis certains auteurs tellement mes histoires ne sont rien comparés à la leur. Mais c’est en écrivant qu’on devient écrivain, alors j’écris, pour être meilleure.

Ne t’occupe pas des autres, fais tes histoires, et elles seront de plus en plus brillantes.
Si tu as une idée de fanfiction sur « Crash Bandicoot », fais la murir, et quand tu auras les ficelles principales du scénario, n’hésite pas à l’écrire ! Personnellement, il m’a fallut un an avant que le scénario de mon troisième tome sur ma saga de Crash soit complet. Avant, je n’avais que des bouts, pas la trame principale complète. Tout s’est délié d’un coup, comme par magie !
Sois patient, crois en toi, et tu feras des merveilles !!
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Aku Uka le Dim 16 Jan - 11:08

Allez, commençons sans plus tarder la rédaction du roman qui nous servira de commentaire ^^:
Tout d'abord, tu as fait d'excellents progrès en ce qui concerne tes fautes, il me semble ne pas en avoir aperçu de trop "graves". Continue sur cette bonne voie.

Ensuite, ton histoire est toujours aussi prenante. Par contre, tu vas me prendre pour un idiot mais j'avais pas capté en fait que les Seigneurs Elémentaires étaient les êtres vivants des masques des éléments. Je pensais qu'il s'agissait de sorciers bienveillants et puissants, veillant sur l'île, mais je me suis trompé. A en juger par le caractère de Py-ro, je n'imagine pas celui des trois autres! Py-ro, qui est mon masque des éléments préféré, tu as presque réussi à me le faire détester! Quel pervers, c'est un sa.....le ordure. (je ne trouve pas d'autres mots pour le dire) mais ôte-moi d'un doute, Sanephar, Uka Uka l'a-t-il tué? Si c'est le cas, le seigneur Py-ro n'a pas fait long feu! Mouaahahaha, ce jeu de mots! ^^

Je sens que ça va donner dans le chapitre 3, mais que mijote donc Uka Uka? Ca me taraude depuis le début, il a gagné certes, mais que va-t-il faire à sa soeur? En plus, le titre du prochain chapitre est plus qu'intriguant. Tant de questions se chamboulent dans ma petite tête de fan! ^^

Ah, et aussi: Aku Aku n'aurait-il pas un faible pour la princesse Paro? ^^ C'est tellement évident! Mais es-ce réciproque? Là est la question. Suspect
J'ai hâte de lire le prochain chapitre mais cette fois, tu peux prendre ton temps, je ne te supplierai pas à genoux pour le poster. ^^
Ah, et au fait, félicitations! Ca m'était complètement sorti de la tête. Wink
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Réponse aux commentaires du deuxième chapitre

Message  Sanephar le Dim 16 Jan - 11:37

Honte à moi ! J'aurais du préciser en note que les Seigneurs Élémentaires étaient les masques des éléments !!
Et non, tu n'es pas idiot ! Cela aurait pu être des perso inventés (OC).

Arf... il reste encore des fautes. Bah, ça ne peut que me motiver à me perfectionner encore !!

Py-Ro aussi est mon masque des éléments préférés ! Que de points communs !!
C'est pour ça qu'il apparaît plus que les autres. Et... par contre, j'ai la réaction inverse de toi. Plus il est méchant, à l'instar d'Uka Uka, plus je l'aime ^^'
Je sais, je ne suis pas toute seule dans ma tête pour penser ça...
Par contre... je vais te décevoir. Les Seigneurs Élémentaires ne feront plus leur apparition. Je te le dis tout de suite pour que tu n'arrives pas à la fin déçu de ne pas les avoir revus.
Ma fanfiction est courte car ce n'est qu'une annexe, donc je n'ai pas fais plus de complots avec les masques des éléments. Peut-être plus tard, lors d'une prochaine réécriture...

Non, Uka Uka n'a pas tué Py-Ro. Il serait exécuté pour avoir commis un pareil sacrilège sinon.
Non, il l'a juste assommé. Ne me demande pas comment. J'ai vu dans un anime moyen-âgeux, "Princesse Mononoké" pour ceux qui connaissent, le héros donner un coup d'épé dans un endroit précis de l'abdomen, et gros dodo pour l'adversaire ^^
Juste en passant... ton jeu de mot était excellent !

Ce qu'il va faire à Oni Oni ? Tu as un petit indice dans le chapitre 2, je te laisse chercher. Mais tu auras la réponse dans le prochain chapitre, qui lui, viendra week-end prochain. Et oui, faut bien que je laisse ton esprit cogiter un peu avant d'avoir les clés du savoir !

Si, Aku est amoureux, il le dit dans le chapitre, je crois.
Quant à Paro... ça, ce n'est pas encore dit, alors je te laisserai découvrir ! Mais il me semble que la réponse est dans le chapitre 3 également. Chanceux, tu n'aurais pas à attendre longtemps !
Mais je gage à penser que tu auras d'autres questions après ^^'

Encore merci pour ce nouveau commentaire. Ça m'encourage bien !! Et ça m'inspire surtout !!

PS : Je vais rééditer mon premier poste pour présenter brièvement cette saga de "Crash Bandicoot". J'ignore si je la posterai complètement, vu que je ne l'ai pas fait dans le précédent forum de Crash, mais... comme j'y fais quelques références, ça vous aidera à voir plus clair.
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Aku Uka le Dim 16 Jan - 12:55

Oooooh (réagit le public) les Seigneurs Elémentaires n'apparaissent plus! ^^ Ben là, pour le coup, on les voit vraiment très rarement! En fait, j'ai bien aimé le personnage de Py-ro mais dès qu'il s'en prend à Oni-Oni, il va trop loin! Pour une fois, Uka Uka a fait une bonne action, vaudrait mieux pas que je lui dise sinon il va se foutre en colère! L'incarnation du Mal faire le Bien? C'est pas dans ses habitudes! ^^

Bon, il ne me reste plus qu'à passer au peigne fin ce deuxième chapitre en quête d'indices susceptibles de répondre à mes questions! ^^ Je sais qu'Uka Uka veut mettre Oni-Oni de son côté mais était-ce l'indice qu'il fallait voir ou y'a-t-il autre chose? Suspect

Puis, tu n'as pas à avoir honte, j'aurais du deviner par moi-même que les masques des éléments étaient les Seigneurs Elémentaires.
Le week-end prochain? Dur... mais je patienterai, ce sera la carotte pour m'obliger à travailler cette semaine! Wink Et en plus, si j'ai toutes les réponses à mes questions dans ce chapitre... Smile
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Réponse aux commentaires du deuxième chapitre

Message  Sanephar le Dim 16 Jan - 14:26

Oui. En fait, j'ai été tellement impressionnée par "Elemental Maesltrom" que je me suis très limitée dans cette fanfic, sentant que je n'étais pas de taille à faire mieux que le fanficteur qui écris cette p'tite merveille.
Peut-être que je devrais dépasser et envisager une profonde réécriture de cette annexe... Bon, on verra quand j'aurais terminé la saga déjà.
M'enfin, quoi qu'il en soit, c'est pour ça que les Seigneurs Élémentaires ne font qu'une brève apparition.
Ce que je vais te dire va te choquer, mais je m’immerge dans le contexte de l'époque en disant ces propos : qui en voudrait à un Seigneur Élémentaire, protecteur de l'île Wumpa, qui voue sa vie au bien-être de l'archipel, ses habitants et l'équilibre, s'il se tape une ou deux pucelles ? On peut bien lui accorder cela de temps en temps. C'est humain après tout de désirer une jolie jeune fille, qui la bien cherché qui plus est !
Bref, pour moi, le dérapage de Py-ro reste "normal" de part le contexte de société dans lequel il vit et sa charge de travail.

Oui, Uka Uka veut mettre Oni Oni de son côté et faire en sorte qu'elle soit obligé de le servir. Mais... il y a autre chose qui s'est déclenché aussi, mais je me rends compte que l'indice est vraiment très très subtil. Faut le voir, je dirais. Allez, c'est quand Uka Uka invite Oni Oni à danser.

Stop !!!!! Je t'arrête tout de suite, Uka Uka a sauvé Oni Oni par pur égoïsme. Il le dit lui-même, mais Oni est trop naïve pour le voir, qu'il se réserve le seul droit de faire du mal à sa cadette. Uka Uka voit sa soeur comme "sa chose", personne ne peut la toucher que ça soit par la protéger, aimer ou anéantir.

J'en prends note ! Travaille bien cette semaine, et tu auras droit à ta carotte Very Happy
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Aku Uka le Dim 16 Jan - 18:18

J'ai beau chercher l'indice, je ne vois rien! Déjà, Uka Uka n'invite pas vraiment Oni-Oni à danser, il l'étreigne sans lui demander son avis. Après, il y'a ce fameux "côté" où Uka Uka tient absolument à entraîner sa soeur avec lui mais qu'est-ce que ça cache véritablement? scratch
Et puis, tu as raison: Uka Uka reste quand même un égoïste et puis, n'oublions pas qu'il a protégé sa soeur dans l'unique but que cette dernière ait une dette envers son frère. Par contre, comment Uka Uka a-t-il pu prévoir cet incident? Avait-il prévu autre chose pour obliger sa soeur à lui obéir ou savait-il déjà que Py-ro allait s'en prendre à Oni-Oni et ainsi la secourir pour ensuite obtenir sa dette?
Je penche plutôt pour la seconde option parce que Uka Uka avait déjà remarqué le comportement du Seigneur du feu envers Oni-Oni et du coup, il a du saisir cette chance.
Bref, j'émets des hypothèses mais ça me permet de patienter, tu ne m'en voudras si je continue à commenter hein? Rolling Eyes

Au fait, qu'en est-il de ce personnage Arka? Je l'ai encore jamais vu dans ta fanfic. Aura-t-il un rôle important dans l'histoire? Un mystère de plus à éclaircir.

Et puis, pour l'abus de Py-ro, je comprends un peu son geste mais ça ressemble plus à un viol. Il aurait proposé à quelqu'un d'autre de partager du temps avec lui en toute politesse, ça aurait été plus "réglementaire" surtout venant d'un sorcier Elémentaire, c'est du joli tout ça! L'archipel est protégée par des pervers!!!! Sauve qui peut!!!
Enfin bon, que cette dague enfoncée dans le ventre lui serve de leçon! Ca t'apprendra à t'en prendre à de jeunes gens! Méchant Py-ro, tu mériterais de finir dans les flammes de l'enfer!! Mouahahaha (oh, encore un jeu de mots, faudra que j'arrête c'est saoulant à la fin! ^^)
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Sanephar le Dim 16 Jan - 19:18

Non, en fait, l'indice auquel je pense, je ne suis pas sûre que ça soit un indice finalement...
Le "côté" dont parle Uka Uka est "le Mal", je pense que tu l'auras compris. Il veut, par conséquent, la rendre malveillante ou faire en sorte qu'elle n'ait d'autres choix que de servir le Mal, donc lui.

Tu as raison ! C'est bien la deuxième hypothèse ! Uka Uka, bien que ça l'ennuyait, prévoyait de faire les choses lentement : amener progressivement Oni Oni à lui faire confiance. Puis, il la trouvait étrange... du moins, dans la conversation qu'il a eue avec elle lors de cette fameuse danse. Elle qui voulait tant ne plus le gêner, qu'il s'intéresse à elle, voilà qu'elle l'évite !
Puis elle disparaît. Et les Seigneurs Élémentaires aussi. La coïncidence lui a fait rappelé qu'il a remarqué l'attitude du Sorcier Élémentaire envers Oni Oni pendant les remerciements, et il est allé voir l'habitat de Rok-Ko, Py-Ro habitant une autre île, histoire d'être sûr...
Finalement, il la sauve, et se rend compte que ça sert ses desseins.

Non, non, ça me dérange pas que tu poses des questions, et qu'on continue à discuter comme ça ! Je trouve ça même plutôt sympas et agréable Smile

Bon, je le dis ou pas ? Il apparaît au prochain chapitre, Arka. Bon, apparaît... 'Fin bref, tu verras, je vais me mélanger les pinceaux sinon ><
Rôle important... Hum... Comme Paro, je ne sais pas si ça t'avance, mais en gros, il est de la même importance qu'elle, il apparaît autant qu'elle. On ne peut pas dire qu'il soit aussi primordial que la fratrie principale, mais il n'est pas aussi secondaire que Rok-Ko.

Oui, oui, mais disons que Py-Ro est le SEIGNEUR Élémentaire du feu. Ça change tout. Il a le droit de "s'amuser" avec qui bon lui semble, même si la demoiselle n'est pas consentante, et surtout si elle lui manque de respect ! Comme il pouvait exercer un chantage sur Oni Oni, il n'allait pas s'en priver. Non seulement il profitait bien, parce qu'elle est jolie, mais en plus il la châtier, vu que c'est exceptionnel en plus. Et c'est d'autant plus... jouissif.
Et forcément, entre la parole d'Oni Oni et celle d'un Seigneur Élémentaire, le choix est vite fait pour un village. La jeune fille était coincée.

Tes jeux de mots sont bien, mais je dois avouer que j'ai une préférence pour le précédent, il était mieux trouvé si tu me permets Wink
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Aku Uka le Mar 18 Jan - 18:25

En tout cas, je suis plus qu'impatient de lire la suite. Smile
Je savais qu'il s'agissait d'un truc comme ça pour Uka Uka. Maintenant, reste à savoir ce qu'il va en être de cette petite manigance pour attirer sa soeur de son côté. Mais je me doute qu'Aku Aku va s'en rendre compte et vas essayer de résoudre ce problème.
En bref, j'ai vraiment hâte de lire le chapitre 3! Smile
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Sanephar le Mar 18 Jan - 18:37

Oh connaissant Uka Uka, il fera un truc que personne n'aura osé ^^ Un projet qui sera à la hauteur de sa malveillance !!

Oui, moi aussi je suis impatiente !! Je vais devenir accro de tes commentaires si ça continue !!
En tout, j'ai déjà faire une relecture du chapitre 3. J'en referais une autre vendredi... C'est que je m'applique pour tes beaux yeux quand même Smile
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Aku Uka le Mar 18 Jan - 19:25

J'espère surtout que j'aurais pas attendu pour rien. Wink Et puis, ne t'embêtes pas pour la relecture, s'il reste des fautes, je n'en ferai pas un drame. Rolling Eyes
Arrête de m'impatienter encore plus avec Uka Uka, j'ai vraiment l'impression qu'il va faire des choses horribles dans le prochain chapitre! ^^ Je trépigne d'impatience mais j'attendrai! Je me le suis promis! Vu que j'adore Uka Uka dans ta fanfic, je sens qu'il va être le personnage central du chapitre 3. Very Happy J'ai raison? ^^

P.S: Woaaah! T'es devenu un masque élémentaire!! Et Py-ro en plus! Félicitations à toi, Seigneur Elémentaire mais tâche de ne pas être influençée totalement par Py-ro, si tu vois ce que je veux dire. ^^
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Sanephar le Mar 18 Jan - 19:35

Bon, j'arrête de te faire trop bouillir alors !!
Par contre, je ne sais pas si tu n'auras pas attendu pour rien. Je ne peux pas deviner ton ressenti. Pour moi, ce que j'ai écris est bien, mais je ne suis qu'écrivain, je ne vois pas comme un lecteur, et donc des erreurs m'échappent. Mais oui, je pense que ça sera bien.

Et bien... si Uka Uka n'était pas là, l'archipel coulerait des jours paisibles ! D'un autre côté, s'il n'avait pas été là, Oni Oni aurait été abattue après ce qui Py-Ro lui aurait fait subir...
Donc oui, il est vraiment primordial dans l'histoire. Mais mon but dans cette annexe était de mettre en scène Oni Oni, car elle est la base de toute ma saga, même s'il elle apparaît peu. On peut dire que sans elle, rien ne serait passé comme ça.

T'as vu ? Quelle classe ! Rattrape-moi vite pour que tu deviennes un Seigneur Élémentaire toi aussi !!
En plus, Py-Ro, notre masque des éléments préférés, c'est une veine !
Mine de rien, on en a des points communs, toi et moi ! Smile
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Aku Uka le Mar 18 Jan - 19:41

Ouais, cette coïncidence qu'on a eu tout à l'heure en ce qui concerne le profil, je scrutais ton profil depuis ce soir au fur et à mesure que tu postais des messages (98...99... et 100 hahaaaa! Voyons qui c'est!) et là qui c'est que je vois? Py-ro! Laughing

Pour Uka Uka, je parlais juste du prochain chapitre, pas de la fanfic en entier! ^^
Et puis, je te confiance, si tu penses que t'as écrit une histoire parfaite, alors ça ne peut qu'annoncer du bon! Smile
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Re: [Fanfiction] Crash Bandicoot : Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Eternels)

Message  Sanephar le Mar 18 Jan - 19:44

C'est vrai que c'est une chouette coïncidence !

Milles excuses très cher ! Mais bon, je ne te dévoile pas grand chose. C'était assez devinable qu'Uka Uka soit à l'origine d'un tel bouleversement dans l'archipel. Enfin, je pense. Il est si malveillant !!

J'espère ne pas te décevoir. Et si cela devait arriver, je me rattraperai en faisant un chapitre meilleur Wink
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Le berceau du Bien et du Mal - Chapitre 3 : Relations Interdites

Message  Sanephar le Jeu 20 Jan - 20:07

Note d'intro : Surprise ! Je n'aurais peut-être pas le temps de poster ce week-end, alors vous avez le chapitre 3 plus tôt. Bonne lecture !

Avant qu’ils deviennent les acteurs de la lutte ancestrale du Bien et du Mal, avant que le destin choisisse de les mettre au devant de la scène, ils étaient humains. Ils menaient une existence banale, baignée d’amour et de haine. Les liens qui les unissent ne se rompront jamais parce qu’ils s’aiment et se haïssent trop pour ça. La vie de deux jumeaux Aku Aku et Uka Uka ainsi que leur petite sœur dans son plus simple appareil.

Le berceau du Bien et du Mal (ou Les Liens Éternels)

Chapitre 3 : Relations interdites


Aku Aku regarda le ciel se déteindre et passer d’un bleu nuit à un bleu plus clair. Bientôt l’aube se lèverait et le village avec lui. Après avoir fait un tour d’horizon avec ses jumelles, il baissa pour la énième fois la tête afin de contempler Paro. La jeune fille n’avait pas résisté à la fatigue et s’était endormie dans la tour de guet. Il détailla la perfection des traits de son visage pâle, de ses longs cils noirs et de sa bouche rosée. Il fut prit de l’envie de goûter au parfum de ces dernières et en rougit subitement. Il détourna la tête et roula des yeux, exaspéré par sa timidité et sa pudeur. Il n’avait rien fait de mal, et il était temps qu’il arrête d’être gêné pour des broutilles.

Il se retourna quand il entendit quelqu’un monter et s’approcha pour vérifier l’identité de l’inconnu. Il salua d’un signe de tête, son interlocuteur d’hier et s’étonna de sa visite.

- Vous êtes de nouveau de garde ?
- Non, Aku Aku. Je viens plutôt pour t’éviter des ennuis.
- Comment ça ?
- Tu risques d’avoir des problèmes si on apprend que tu as passé la nuit avec notre princesse. Notre chef ne t’en voudra pas, il t’enseigne la magie après tout, mais il est préférable d’éviter de faire circuler les rumeurs. Je viens chercher notre princesse.
- Bien entendu. Je vais la réveiller.
- Fais donc. Je l’attendrais en bas… Aku Aku ? Ca ne me regarde pas, mais… il est également préférable que tu ne t’attaches pas à notre princesse. Tu connais son avenir. Il ne pourra pas rejoindre le tien.
- Oui, je sais. Merci Arka…

Aku Aku se retourna et se dirigea vers Paro. Il la secoua doucement en l’interpellant. Elle cligna des yeux et dirigea son regard chocolat sur le jeune homme. Elle sourit doucement et se redressa en étirant ses membres ankylosés par la position précaire dans laquelle elle avait dormi. Aku Aku ne put s’empêcher d’admirer sa belle silhouette pendant son étirement. Il sortit de sa brève rêverie et lui dit doucement :

- Il est préférable que tu rentres avant que le village ne se réveille.
- Oui, je suppose que tu as raison… Dis-moi Aku, est-ce qu’on se reverra ?
- Ce n’est pas correct. Tu es une princesse et…
- Est-ce pour cela que tu m’évites depuis des années ? Je me souviens que cela ne te posait nullement de problèmes quand nous étions enfants.
- Tu as ta réponse Paro, nous étions enfants, innocents…
- Alors je préférais quand tu étais innocent.
- Ecoutes Paro… Ce n’est pas contre toi, mais… enfin ton statut social.
- Alors je vais dire la même chose que j’ai dite à Oni Oni : « Avant notre statut, Aku Aku, il y a notre amitié ». Ne l’oublie pas. Peu importe que je sois princesse ou villageoise, mes sentiments pour toi ne sont pas différents.
- Paro…
- Cela dit Aku, apprécies-tu de te mentir à toi-même ?
- Comment cela ?
- Ta bouche dit ne pas vouloir me revoir, mais tes yeux me disent le contraire. Quoiqu’il en soit, je te remercie beaucoup pour la soirée. Je me suis bien amusée… Passe une bonne journée, Aku.
- Toi aussi, Paro…

Elle se leva et descendit de l’échelle sous l’œil bienveillant d’Aku Aku qui accompagna sa descente en lui tenant la main. Arka la salua avec respect et ensembles partirent vers le village. Aku Aku lâcha un soupir à fendre l’âme et continua sa tâche sans grande motivation jusqu’à ce qu’un homme vienne le remplacer.

Là, il put rentrer chez lui avec les premières lueurs de l’aube. Il étouffa un bâillement et salua son père qui sortait de chez eux pour travailler. Il entra dans la hutte, l’air morose, et ne trouva trace que de sa génitrice. Les paillasses de sa sœur et de son frère étaient vides et il en fut étonné. Mais très vite le sommeil le rattrapa et il décida de se questionner plus tard. Il se dirigea vers sa couche et s’y allongea, soulagé de plonger dans un sommeil où il oublierait tout, y compris sa tristesse.

***

Ce fut un bruit répétitif et agaçant qui sortit Aku Aku de son sommeil réparateur et réconfortant. Il émit un son proche du grognement et ouvrit ses yeux ambres en grimaçant, avant de parcourir la pièce d’un regard inquisiteur.

- J’espère pour toi, mon cher frère, que tu as fait de beaux rêves parce que la réalité est loin d’en être un.
- Je dois interpréter cela comment Uka Uka ? rétorqua Aku Aku de mauvaise humeur.

Les regards des deux jumeaux se croisèrent. Aku Aku fronça les sourcils en voyant son frère esquisser un sourire énigmatique avant de retourner à son occupation, qui était d’affuter la lame de sa lance. Non seulement il était réveillé par une activité qui aurait pu se faire à l’extérieur mais en plus son frère jouait avec lui dès son réveil. De quoi mettre d’humeur exécrable n’importe qui !

- Interprète-le comme tu veux.
- Et par hasard, tu n’aurais pas pu affuter ta lance dehors ?
- Tu as assez dormi comme ça.
- Mon quota de sommeil n’est pas du même avis que toi. Où est Oni Oni ?
- En quoi cela t’intéresse-t-il ?
- Sans doute parce qu’elle est ma sœur.
- Notre sœur, corrigea-t-il sur un ton autoritaire.
- Comme si tu te souciais du lien qui t’unit à elle !
- Oh mais je m’en soucis bien plus que toi.
- Balivernes !
- Tu sais Aku Aku, avec le temps j’ai pu remarquer une chose à ton sujet…
- Il me tarde de l’entendre, ironisa Aku Aku en se levant de sa paillasse.
- Tu n’es pas si différent de moi dans le fond. Sauf que moi j’assume ma personnalité.
- Question humour noir tu fais des progrès. Mais j’aimerais bien savoir ce qui t’a conduit à faire cette charmante blague.
- C’est loin d’être une farce ! C’est la triste réalité, j’en ai peur. Enfin pour toi.
- Cesses de tourner autour du pot et dis-moi ce qui te passe par la tête !
- Prenons l’exemple de notre sœur : combien de fois lui as-tu répété que ma compagnie n’était pas bonne pour elle ? Combien de fois m’as-tu dit que je ne savais pas l’aimer et être un frère responsable ? Et pourtant, ironie du sort, c’est au moment où elle a le plus besoin d’un frère que tu es étrangement absent.
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Où étais-tu cette nuit quand Oni Oni a failli être souillée par le déshonneur ? En train de t’enticher de notre princesse ? J’espère que tu as pris du bon temps au moins !
- Surveilles tes mots, Uka ! Notre princesse est loin d’être une catin !!
- Quel lapsus révélateur, cher frère. Je te parle de l’agression de notre sœur tout en injuriant Paro en même temps, et tu te soucis plus de notre princesse. Ca en dit long sur ton amour fraternel et ta responsabilité de grand frère.
- Oni a été agressée ?! Que lui est-il arrivé ?
- Je viens de te le dire : elle a failli être déshonorée !
- Il y a tellement de façon d’être déshonoré !
- De la seule façon dont une femme peut le ressentir.

Aku Aku ouvrit la bouche, interloqué. Il la referma et baissa ses yeux encore écarquillés en digérant difficilement la nouvelle. Il avait toujours veillé sur sa cadette depuis leur plus tendre enfance. Il avait baissé sa garde une nuit et voilà qu’elle a failli subir l’un des plus terribles tourments : le viol. Il avait toujours pensé que la menace la plus imminente pour elle était Uka Uka. Quel danger n’avait-il pas vu venir ? Quel odieux personnage en avait voulu à la vertu de sa sœur ?

- Que s’est-il passé ?
- Tu m’excuseras mais j’ai promis à notre précieuse sœur de ne rien te dire sur les événements de cette nuit.
- Comme si cette promesse avait de l’importance à tes yeux ! Tu as commencé à me dire la vérité pourquoi ne pas la terminer ?
- Tu te trompes, mon frère. Je t’ai dit ta vérité : celle du menteur que tu es.

Aku Aku accusa le coup difficilement. Il serra les poings de rage et essaya de se raisonner. Uka Uka le provoquait ouvertement, il n’attendait que ça de se battre et il ne pouvait pas lui faire cette faveur.

- Où est-elle ? demanda Aku d’une voix éteinte.
- A la cueillette.

Uka Uka jeta un regard en coin à son jumeau qui sortit d’une démarche rapide hors de la hutte. Il finit par lâcher un rire sadique, trop satisfait de la victoire morale qu’il avait eu sur son frère. Avec un coup pareil, Aku Aku mettrait du temps à se relever. Et c’était loin d’être terminé…

***

Aku Aku inspecta tous les endroits où Oni Oni était susceptible de mener à bien son activité. Il la trouva avec Paro au bout du troisième lieu de cueillette. Elles menaient activement une conversation tout en ramassant divers fruits. Le jeune homme inspira une bonne goulée d’air et s’avança vers elles. Oni Oni fut la première à l’apercevoir et son visage se ferma. En voyant son changement d’attitude, Paro se tourna pour suivre son regard et vit alors le frère de son amie. Elle détourna le visage en affichant une mine triste. Etait-elle au courant elle aussi ? Pourquoi Oni Oni le mettait-il autant à l’écart de ce drame ?
Les lèvres de Paro bougèrent sans qu’il puisse entendre ce qu’elle dit, et Oni Oni vint vers lui quelques secondes après.
Ils s’arrêtèrent l’un en face de l’autre, et se dévisagèrent ne sachant quoi se dire pour entamer une conversation, qu’ils savaient loin d’être joyeuse.

- A te voir, j’en conclus qu’Uka n’a pas tenu sa langue.
- En effet, répondit-il d’une voix rauque.
- J’espère que tu seras le seul à qui il en parle.
- Il m’a juste dit qu’on a voulu te faire du mal. Que s’est-il passé, petite sœur ?
- J’ai été insolente avec le Seigneur Py-Ro.
- Oni…
- Je discutais avec Paro et j’ai dit que leur bénédiction ne servait à rien. Je ne savais pas mais il était là et il a tout entendu. Alors… alors pour me punir… il a voulu…

Elle ne put terminer sa phrase qu’elle éclata en sanglot. Aku Aku tout aussi touché par sa détresse, l’enlaça pour partager sa peine et l’apaiser.

- J’ai refusé… Je ne voulais pas ! Mais il m’a menacée moi et ma famille. Je ne pouvais pas vous impliquer là-dedans, tu comprends ? Alors j’ai fini par accepter mon châtiment. J’ai fait en sorte que tu restes avec Paro, et j’ai faussé compagnie à Uka Uka. S’il n’était pas arrivé à temps, Seigneur Py-Ro m’aurait…

Sa voix se perdit dans un nouveau sanglot plus violent que les précédents. Les images de l’acte infâme qui aurait pu se produire sans l’intervention de son frère tournoyèrent dans sa tête.

- Qu’a fait Uka ?
- Je ne sais pas… Il m’a juste dit que je n’avais plus rien à craindre.
- Il n’a pas enfreint la loi et tué un Seigneur Elémentaire ?
- Je ne pense pas…
- Il faut que tu te méfies, Oni.
- Du Seigneur Py-Ro ?
- Oui, mais d’Uka Uka aussi.
- Mais pourquoi ? demanda-t-elle en se décollant de lui et en le regardant avec incompréhension.
- Uka Uka ne fait jamais quelque chose sans que ça lui apporte du bénéfice.
- Quoi ? Il… il m’a sauvé et c’est tout ce que tu trouves à dire ? Le blâmer ? Ta jalousie et ta rivalité ont-elles altérés ton sens de la justice et de l’honneur ?
- Oni Oni… ce matin, Uka Uka m’a nargué en me disant que je n’ai pas fait attention à toi !
- Est-ce un changement qui devrait m’inquiéter ? Il a toujours été comme ça à ce que je sache. Surtout avec toi !
- Tu ne comprends pas Oni ! C’est… c’est un sentiment que j’ai. Il ne veut pas ton bien. Il veut te perdre !
- Comment peux-tu dire une telle chose ? C’est vrai qu’Uka Uka n’a pas toujours été doux et gentil avec moi, mais jamais il n’a levé la main sur moi ! Tu me déçois beaucoup Aku !
- Je te déçois ?!
- Oui… Je ne peux pas t’en vouloir de ne pas avoir vu ma détresse hier alors que tu devines tout de moi… Mais ça me fait mal ! Et maintenant, tu dénigres la bonne action de notre frère ? Où étais-tu quand le Seigneur Elémentaire me tourmentait ? Que faisais-tu quand il posait ses mains sales sur moi ? Tu n’étais pas là… Tu ne m’as pas protégée comme tu l’avais promis. Et tu veux que je me détourne de celui qui a défendu ma vertu ? Je ne te reconnais plus Aku Aku, et il est hors de question que je fasse du mal à Uka Uka !!
- Oni Oni !

Mais elle fit volte face après avoir foudroyé son frère du regard. Aku Aku ne chercha pas à la rattraper. Il savait que ça ne servirait à rien d’insister, car sa sœur était trop aveuglée par la colère et le chagrin. Il ne lui en voulait pas. Il s’en voulait à lui. Comment avait-il pu ne pas voir la peine de sa cadette ? Lui qui voyait, qui lisait en elle comme dans un livre ouvert. Il était jaloux d’Uka Uka : qui avait tout vu, tout compris et qui avait eu le courage de s’opposer à un Elémentaire. Est-ce qu’il aurait pu en faire de même ? L’idée d’abandonner Oni Oni, de la laisser se salir par Py-Ro le répugnait, lui était insoutenable, mais est-ce que ce sentiment aurait été suffisant pour le pousser à la sauver ? Il ne savait pas… Il se sentait si faible, si incapable…
Une main se posa sur son bras. Il détourna ses yeux embués de larmes et rencontra le regard chocolat de Paro qui le dévisageait avec inquiétude. Elle posa son panier de fruit sur la tête à côté d’un autre qui jonchait le sol. Sûrement celui de sa sœur.

- Tu n’as pas à te sentir coupable.
- Même si j’avais été là, je n’aurais pas eu la force de la sortir des griffes de ce sorcier.
- Ne sous-estime pas la puissance de ton amour pour tes proches. Il y a des sentiments qui donnent des forces insoupçonnées.
- Qu’en sais-tu ?
- Parce que je le vis. Tu t’es disputé avec Oni ? demanda-t-elle sans lui laisser le temps de l’interroger.
- Elle m’en veut de ne pas avoir vu son tourment et de ne pas l’avoir protégée.
- C’est un sentiment compréhensible qui s’effacera avec le temps.
- Elle me reproche de ne pas juger Uka Uka comme il se doit.
- Quel est ton jugement ?
- Uka Uka a sauvé Oni Oni pour une raison particulière qui n’a rien à voir avec l’amour. C’est purement égoïste et son action le servira tôt ou tard. Elle lui apportera quelque chose qui l’intéresse. C’est un puissant sentiment que j’ai au fond de moi.
- Je ne connais pas vraiment Uka Uka alors je ne pourrais pas te dire si tu as tort ou raison. Mais n’oublies pas que toi et ton frère vivaient quelque chose de plus fort que les autres fratries.
- Parce qu’on est jumeau ?
- Je pense que vous partagez plus qu’un physique commun. Peut-être pas le même caractère mais vous êtes… reliés par une sorte de symbiose unique. Tu es le seul dans ce village qui connait vraiment Uka Uka.
- Peut-être que tu as raison mais ce que tu dis ne me plait pas beaucoup.
- Tu aimes ton frère ?
- C’est si contradictoire… je l’aime et le haïs à la fois.
- L’amour et la haine sont deux passions dont on peut très vite passer de l’une à l’autre en peu de temps, et parfois les ressentir en même temps.
- Tu sais dire les mots pour réconforter. C’est une belle qualité que tu as héritée de notre chef.
- Et je suis contente que mon père m’ait fait un tel cadeau à ma naissance s’il peut t’aider dans tes doutes.
- Merci sincèrement, Paro.
- Mais de rien mon bon Aku ! Il faut maintenant que je me sauve.
- Veux-tu que je te raccompagne ?
- Avec plaisir ! Ta compagnie est toujours agréable.

Aku Aku esquissa un petit sourire devant la bonne humeur que Paro démontrait pour lui remonter le moral. Il la sentait fausse, sans doute parce que la jeune fille s’inquiétait pour lui et Oni Oni. Il attrapa le panier laissé par sa sœur et entama le chemin du retour. Il se laissa entrainer dans une conversation avec celle qu’il aimait mais ses pensées étaient tournées ailleurs. Vers les deux femmes qu’il aimait le plus au monde. Ces deux femmes qu’il était sur le point de perdre…

***

Oni Oni essuya pour la énième fois les larmes qui troublaient sa vue et continua sa marche à travers la forêt. Elle se rattrapa de justesse quand son pied se prit dans une branche et accéléra le pas une fois encore. A la sortie du lieu forestier, elle inspira à plusieurs reprises et gagna la plage, ainsi que par la même occasion une partie de son village. Là, elle prit le chemin pour retourner dans sa hutte. Elle fut surprise d’y retrouver son père qui était attablé. Dès qu’il la vit entrer, il s’empressa de lui dire :

- Il faut que je te parle, Oni Oni.
- Je suis désolée ! Je m’étais absentée pour la cueillette et j’ai négligé mère. Ca ne se reproduira plus, je vous l’assu-
- Ce n’est pas pour cela que je veux te parler.
- Ah bon ?

Elle vint s’assoir près de son père qui la fixait de manière énigmatique. Elle ne savait pas ce qu’il allait lui dire, mais ça avait l’air grave, et elle se sentait mal à l’aise.

- Ta mère est très malade et il y a beaucoup de chance pour qu’elle n’y survive pas.
- Oui, j’ai remarqué que le mal la ronge de plus en plus…
- Et quand son heure sera venue, tu n’auras plus à t’occuper d’elle. Le temps viendra alors pour toi de trouver un nouveau foyer.
- Que voulez-vous dire, père ?
- Cela fait un moment que tu es en âge de te marier. Il faut que tu sois bien consciente que si tu es encore ici, c’était uniquement pour t’occuper de ta mère.
- Père ! Je ne veux pas me marier ! Laissez-moi rester vivre auprès de vous pour m’occuper de notre foyer.
- Non, ma fille. Un jour viendra où tes frères bâtiront leurs foyers, et où moi je viendrais à m’éteindre. Je dois trouver un homme qui saura prendre soin de toi comme il convient.
- Laissez-moi rester auprès de vous aussi longtemps qu’il vous sera possible !
- Oni Oni, regarde-toi. Tu n’es plus une enfant, tu es une merveilleuse jeune fille et il est temps pour toi de devenir une femme.
- Je ne suis pas prête, avoua-t-elle en larme.
- Bien sur que si tu l’es. Tu n’es pas la première qui se marie à ton âge.
- Je ne veux pas me marier !
- Allons ma fille, tu fais honneur à ta famille en te mariant.
- Je refuse !

Elle se leva prestement et s’enfuie hors de la hutte. Son père la regarda faire et lâcha un profond soupir de tristesse. Il ne chercha pas à la rattraper. Il fallait que sa fille accepte la nouvelle, car de toute évidence, il ne pouvait en être autrement.

***

Aku Aku ne broncha pas quand son père lui ordonna d’aider sa mère à manger. Il avait dans un premier temps trouvé étrange que sa petite sœur n’apparaisse pas à la nuit tombée. Il avait même voulu partir la chercher mais son géniteur s’y était opposé en affirmant qu’Oni Oni reviendrait par elle-même, et qu’il fallait qu’elle reste seule. Un seul regard échangé avec son jumeau lui confirma que lui non plus n’en savait pas plus sur la situation.

Si Aku Aku était soucieux des règles et comptait respecter la demande de son père afin de laisser Oni Oni, Uka Uka n’était pas de cet avis. Si il avait bien un point commun avec sa cadette, c’était la curiosité. Uka Uka n’aimait pas certaines qualités de sa petite sœur : sa droiture, son sens des responsabilités, sont des exemples parmi tant d’autres. Alors pourquoi sa sœur si droite et responsable avait fui son devoir d’aider sa mère, et la préparation du repas ?
Aussi discrètement qu’un prédateur pouvait l’être, Uka Uka déserta sa paillasse, une fois les membres de sa famille assoupis, pour partir à la recherche de sa proie. Mais comme tout prédateur qui se respecte, ce n’était pas pour l’aider…

Il la trouva endormie contre la paroi rocheuse d’une grotte. Son visage était tiré par la fatigue, ses yeux rougis par les larmes et ses joues étaient creusées par les sillons que ces dernières avaient laissés. Sa robe était tachée de terre, et Uka Uka se dit qu’à tous les coups, elle était tombée. Ce qui ne l’étonna pas le moins du monde connaissant la maladresse de sa cadette.

Il se laissa reprendre son souffle. S’il excellait dans l’art du pistage, il avait tout de même mis deux bonnes heures à la trouver, et il s’en sentait vexé. Deux heures pour mettre la main sur sa sœur complètement ignorante des lois pour réussir à échapper aux chasseurs ou aux guerriers. Cela avait quelque chose d’humiliant.
Avec le feu qu’elle avait fait, Uka Uka fit un tour des environs de ses yeux, histoire de se calmer. Il devait être la personne de confiance qu’Oni Oni recherchait, ce qui déjà n’était pas dans sa nature, mais en plus elle allait sûrement se mettre à pleurnicher, et ce genre de comportement l’exaspérait. Il valait donc mieux apaiser la colère due à son humiliation, ne serait-ce que pour limiter les dégâts.
Ses yeux sombres finirent par regarder la liasse de végétation qui tombait à l’entrée de la caverne. C’était une piètre excuse, mais s’il avait mis tant de temps à trouver Oni Oni c’était parce qu’il ne connaissait pas l’existence de cet endroit, et ne pensait pas que c’était le genre d’endroit qu’elle fréquentait. Il aurait même pensé le contraire.
Un petit cri attira son attention et il tourna la tête vers sa sœur.

- Alors, on a décidé de faire une petite fugue ? l’accosta-t-il avec un sourire narquois.

Ses yeux verts se rétrécirent et se refermèrent. Elle poussa un soupir de soulagement en posant la main sur son cœur pour faire taire les battements de son cœur affolé, qui s’étaient déclenchés quand elle avait vu un homme accroupi devant elle en train de regarder l’entrée de la grotte. Heureusement, elle avait reconnu le regard glacial et unique d’Uka Uka ainsi que sa voix grave. Sous le coup de la peur, elle n’avait pas pu bien le reconnaitre, et ce même avec la faible luminosité qu’apportait le feu.

- Tu m’as fait peur, Uka !
- J’ai vu ça, répondit-il avec une voix des plus moqueuses.
- Mais il fait encore nuit ! Qu’est-ce que tu fais ici ?
- Je m’inquiétais pour toi, mentit-il. Et je voulais savoir pourquoi tu avais disparu.
- Tu avais peur qu’il m’arrive quelque chose ?
- Naturellement, répondit-il en un mensonge diablement convaincant.
- C’est très gentil de ta part… murmura Oni Oni, émue de l’attention et la protection que lui voua son frère.
- Tu m’expliques ? enchaina-t-il sur un ton calme qui contrastait avec l’impatience de son émoi intérieur.
- Je… j’ai appris une mauvaise nouvelle : père veut me marier quand mère ne sera plus…

Cela, Uka Uka ne l’avait pas prévu et ne savait pas comment agir en conséquence. Mine de rien, cela ruinait complètement ses plans. Il avait oublié qu’Oni Oni était en âge de se marier.

- Il a trouvé un promis ? demanda-t-il, la gorge sèche.
- Je ne sais pas… Je ne crois pas…

Bon cela lui laissait le temps de trouver une parade pour remédier au problème. L’ennui était qu’il ne pourrait pas annuler le destin de sa sœur, juste le reculer…
Alors que son cerveau s’activait à la recherche d’une réponse à son dilemme, il se figea devant une perspective audacieuse, si osée que personne ne l’avait mise en pratique. Tellement interdite que cela lui plaisait !

- Et si je t’épousais ?
- Quoi ?!
- Tu m’as bien entendu, ne joue pas les innocentes.
- Mais c’est impossible… tu es mon frère !
- Qu’est-ce que ça change ? Un lien en plus. Ca nous en fera deux.
- C’est… malsain.
- Au contraire ! Je t’aimerais comme un frère, et tu n’auras pas à épouser un inconnu. La seule différence est qu’on vivra ensemble tout le temps, Oni. A moins que tu en préfères un autre ?
- Non, ce n’est pas ça…
- Pas même Aku Aku ?
- Pas même notre frère, dit-elle après quelques secondes d’hésitation.

Tout fonctionnait comme prévu ! Uka Uka savait que son jumeau n’allait pas voir d’un très bon œil son sauvetage. Dans un sens, il n’aurait pas tort de penser comme cela. Même Uka Uka ne savait pas s’il avait eu besoin d’une raison pour défendre l’honneur de sa cadette. Si Aku Aku voyait plus de chose que la plupart des personnes à son sujet, il se trompait sur un point : son attachement pour leur sœur. Car Uka Uka affectionnait Oni Oni. C’était sans doute la seule personne qu’il aimait d’ailleurs. Il ne savait pas exactement pourquoi… Il exécrait et adorait à la fois sa naïveté et sa joie de vivre. Par moment ça l’exaspérait au plus haut point et par d’autres ça le détendait, l’amusait…
Et il ne voulait pas partager Oni Oni avec un autre… surtout pas avec son jumeau. Il n’avait jamais pu s’entendre avec lui. Ceux qui pensaient qu’ils partageaient plus qu’un physique commun se trompaient lourdement. Il n’avait rien d’autre de semblable avec Aku Aku que leur apparence extérieure car tout les distinguait l’un de l’autre. Uka Uka haïssait la nature de son frère. Elle le révulsait. Sa gentillesse, sa naïveté, sa droiture, son sens de la justice, des responsabilités, tout, absolument tout chez son frère le répugnait. Oni Oni était pourtant semblable à Aku Aku, mais elle était aussi différente. Elle avait ce quelque chose qui désarmait Uka Uka. Peut-être son côté fragile et innocent…

Quoiqu’il en soit, il devait tout d’abord se faire apprécier de sa sœur. Ce qu’il avait réussi. Il savait qu’ensuite, Aku Aku ne verrait pas d’un bon œil leur rapprochement et il avait tout fait pour lui faire croire que c’était le cas. Son jumeau aurait tant fait pour mettre en garde leur sœur. Elle l’aurait écouté et suivit son conseil, mais elle n’avait pas les yeux pour voir sa malveillance. Son sauvetage contre Py-Ro avait achevé de convaincre Oni Oni sur l’amour qu’il lui portait et non sur les mauvaises intentions que son frère voyait de lui. Aku Aku allait, alors, se montrer plus insistant dans ses mises en gardes, ce qui irriterait leur sœur qui ne voyait pas le danger. Que sa sœur le préfère à son jumeau achevait son plan, il avait séparé Oni Oni et Aku Aku. Maintenant, il suffisait juste qu’il ait plus de droits sur elle qu’aucun autre homme. Le mariage lui offrait cette opportunité.

- Alors n’hésites plus ! Tu seras heureuse avec moi. Et puis je suis capable de te protéger. Ne te l’ai-je pas prouvé ?
- Oui, c’est vrai…
- Accepte, chère sœur. Scelle ton destin au mien. Il est toujours préférable à l’inconnu, non ? Tu pourrais te retrouver avec un homme qui te malmènerait. Notre union garantie cela.
- Si tu demandes ma main à notre père, cela va t’attirer des ennuis aussi…
- Pour ton bonheur, Oni, je suis prêt à défier tous les ennuis. Et puis ne me devais-tu pas une dette ?
- J’accepte, Uka, répondit-elle avec un petit sourire, amusée de la dernière phrase de son frère.

Elle s’avança et se blottit dans ses bras. Uka Uka esquissa un sourire victorieux. Il plongea son visage dans la chevelure ébène de sa sœur pour en humer l’odeur fruitée qui s’en exaltait en toute discrétion. Il savoura autant l’enivrante senteur que la jubilation de son triomphe qui criait dans tout son être. En épousant Oni Oni, il aurait plus de droits sur elle qu’aucun autre homme. Bien plus que leur chef de village, leur père et bien entendu que son jumeau. Il pourrait faire ce que bon lui semble de sa sœur. De part sa condition de femme, elle n’aurait d’autre choix que lui obéir. Elle participerait alors à tous ses futurs projets maléfiques. Il l’y obligerait et elle n’aurait d’autre option que de se soumettre.

Si Uka Uka voulait disposer de sa sœur comme il le voulait et plus qu’un autre homme, il y avait une troisième raison. Plus secrète, plus perverse, qui s’était révélée à lui très récemment. Sa sœur était l’une des rares femmes qu’il ne pouvait pas toucher en raison des liens du sang. Et Oni Oni était l’une des plus belles femmes du village. Il s’en était seulement rendu compte en la voyant danser la Dorela. C’était à ce moment là qu’il l’avait vu autrement qu’une sœur. Et depuis cet instant-là, il la désirait.

- Uka Uka ?
- Hum ? répondit-il en sortant de ses pensées.
- Et… Et pour une descendance… tu n’en veux pas ?
- Nous en aurons une.
- Mais ce n’est pas contre nature ?
- Bien sur que non ! Tu ne veux pas de progéniture ?
- Si mais… pas pour le moment. Je ne me sens pas prête pour me marier alors être mère…
- Nous prendrons le temps qu’il nous faut, susurra Uka Uka.
- C’est vrai ?
- Evidemment, Oni ! Tu sais bien que je ne te forcerais jamais à faire quelque chose contre ton gré, murmura-t-il d’un ton extrêmement doux.
- Merci ! Je t’aime grand frère !!
- Moi aussi, Oni. Moi aussi…

A suivre dans le chapitre 4 : La destinée des femmes

Correction effectuée par Lénie.

Notes d’auteurs :
- Encore une fois, c'est "Twinsanity" qui m'a inspiré la première scène.
- Première apparition d’Arka ! Il parait assez austère, mais il a juste le sens des responsabilités. J’aime bien sa droiture en tout cas, et il me permet de montrer qu’Aku Aku n’est pas aussi parfait que le masque de sorcier dans les jeux ! Après tout, il est encore jeune dans cette fanfic, et c’était important de le montrer par une comparaison.
- L'on m'a dit que la scène d'Aku/Uka est très Nothombienne... Mais ça s'arrête avec cette scène. Je ne me suis pas inspirée d'Amélie Nothomb (auteur belge très populaire mais au style très particulier), car je ne la connaissais pas à l'époque, et je suis loin d'avoir son talent pour une être dialoguiste/romancière de son envergure.
- Ne soyez pas choquée par la demande en mariage d'Uka Uka. L'inceste, à cette époque, était monnaie courante mais très tabou. Au moins, Uka Uka décide de le faire dans la lumière.


Dernière édition par Sanephar le Ven 29 Juil - 22:47, édité 1 fois
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